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Ils louaient des logements insalubres en ciblant des locataires vulnérables: des marchands de sommeil condamnés à Liège

Souris, cafards, pas de chauffage: des marchands de sommeil qui louaient des logements insalubres à Liège ont été condamnés
© Image Belga
 
 

Deux Liégeois et une société ont été condamnés mercredi par le tribunal correctionnel de Liège à des peines allant de six mois à un an de prison, ainsi qu'à de très lourdes amendes pour leurs activités de marchands de sommeil. Dix-sept victimes, toutes personnes vulnérables, étaient hébergées dans trois immeubles insalubres de Liège.

Les faits s'étaient déroulés entre 2010 et 2016 dans trois immeubles de la rue Louis Fraigneux à Liège. Les responsables d'une société de location, gérants ou titulaires de parts, avaient mis en location des logements insalubres en ciblant des locataires vulnérables, comme des toxicomanes ou des personnes isolées.

Dix-sept victimes ont été dénombrées dans le jugement rendu par le tribunal. Les logements avaient été considérés comme insalubres par le parquet, qui avait relevé la présence de nuisibles comme des souris et des cafards, une absence de chauffage, des installations électriques non-conformes, de l'humidité et une absence de détecteurs de fumée.

Des peines prononcées atténuées

Les propriétaires et gérants avaient aussi commis des irrégularités envers leurs locataires, comme des non-restitutions de baux, le choix spécifique de locataires isolés ou vulnérables, l'obligation de réaliser des travaux ou des faits de harcèlement. Le tribunal a épinglé le profit anormal réalisé par les gérants autour de ces locations.

Les peines prononcées contre les prévenus ont cependant été atténuées par le dépassement du délai raisonnable. La principale prévenue, une Liégeoise âgée de 65 ans, a été condamnée à une peine d'un an de prison. Le tribunal a prononcé à son endroit une amende de 51.000 euros et une confiscation de 20 000 euros.

Un second prévenu, un Herstalien de 66 ans, a été condamné à une peine de six mois de prison et à une amende de 12.000 euros avec sursis. La société a été condamnée à une amende de 90 000 euros avec sursis ainsi qu'à une confiscation de 30.000 euros. Les trois immeubles concernés ont été confisqués.


 




 

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