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Le ministre Jan Jambon confirme: Benjamin Herman a bien tué Michael Wilmet lundi soir à Marche-en-Famenne

Le ministre Jan Jambon confirme: Benjamin Herman a bien tué Michael Wilmet lundi soir à Marche-en-Famenne

Avant ses actes abominables de mardi matin à Liège, Benjamin Herman, avait déjà commis un meurtre quelques heures plus tôt dans la nuit à Marche-en-Famenne. Ce matin sur Bel RTL, le ministre de l'Intérieur Jan Jambon a confirmé qu'il était bien le responsable de la mort d'un ancien co-détenu de la prison de Lantin, Michael Wilmet, dans une cité sise rue de l'oiseau bleu à On, dans la commune de Marche-en-Famenne. La victime avait été retrouvée sans vie mardi matin.

Selon les premières constatations pratiquées au domicile de Michaël Wilmet, ce dernier aurait été tué d'un coup à la tête porté au moyen d'un objet contondant. Il s'agit d'un marteau selon nos confrères de la RTBF, l'outil ayant été retrouvé dans la voiture utilisée par Benjamin pour venir à Liège. "Quand j'ai passé le pas de la porte, il était dans son fauteuil, le visage méconnaissable, plein de sang. Pour moi il avait un trou dans la tête. Donc je suis descendue en disant qu'il avait pris une balle et qu'il était trop tard", avait indiqué Sabrina Chasseur, voisine de Michael Wilmet, à notre journaliste Christophe Clément.

Je l'ai vu hier dans la journée. Il cherchait justement Michael Wilmet

La cousine de Benjamin Herman, qui habite la même cité, avait affirmé devant les caméras de RTL info avoir vu son cousin qui prenait la fuite. "Je l'ai vu hier dans la journée. Il cherchait justement Michael Wilmet. Pour moi c'était bien lui (qui l'a tué). De toute façon je l'ai reconnu quand il a couru", a-t-elle dit. Une voisine a aussi vu Benjamin Herman. Vers la mi-journée d'abord mais Michael Wilmet étant absent, le futur tueur était reparti. En début de soirée ensuite. "Il s’était changé et portait des vêtements noirs ainsi qu’un sac à dos", a déclaré la voisine aux journaux SudPresse.


Héroïnomane et dealeur

Michael Wilmet, moins de 30 ans, vivait seul depuis que sa femme l'avait quitté. Il était connu de la justice pour des infractions liées au trafic de stupéfiants. Héroïnomane, il avait été placé sous surveillance électronique dans le cadre d'une condamnation à la prison ferme prononcée début 2014 par le tribunal correctionnel de Marche. Sa peine s'était achevée en mars dernier après deux ans de surveillance électronique. Il n'était plus soupçonné d'aucun trafic.

L'homme n'était visiblement pas un tendre. Le 15 mai dernier, il avait commenté sur Facebook une photo d’un Russian AK-47 de 1960 en écrivant "Un jour je ferai un carnage avec ce bébé", rapportent nos confrères de SudPresse à qui un habitant a confié qu'on n'aimait pas trop le croiser à Rochefort. Mais dans le même temps, il est décrit par d'autres comme paisible et serviable. Il aimait beaucoup les oiseaux et possédait un couple de perruches qui vivaient en liberté dans son appartement et avaient eu un petit qu'il nourrissait lui-même, relatent les journaux SudPresse. 


Ce meurtre a-t-il été l'accélérateur de sa folie sanglante?

Comme le basculement dans un radicalisme islamiste au cours des derniers mois, ce meurtre pourrait-il avoir été dans les denières heures l'élément déclencheur ou accélérateur d'une chute dans une sorte de suicide destructeur? C'est une hypothèse qui ne peut être écartée selon le ministre Jan Jambon. "Il n'avait plus de perspective dans notre société car il avait commis un meurtre la nuit d'avant", a-t-il déclaré. Autre élément à prendre en compte, la possibilité que Benjamin Herman, toxicomane notoire, était peut-être drogué au moment des faits.

LE RAPPEL DES FAITS DE MARDI MATIN

 

QUI EST BENJAMIN HERMAN ?

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