Les résidents du camping le Gai Logis sont mis dehors car l'endroit est insalubre: "Je ne partirai pas, je terminerai ici"

Les résidents du camping Le Gai Logis, de Bas-Oha en province de Liège, sont dépités. Leur camping a été décrété "insalubre" et en proie aux inondations. Le bourgmestre de Wanze a ordonné un arrêté de fermeture. Ils ont jusqu’au 1er avril pour trouver un nouveau logement.

À quelques mètres de la Meuse, une vingtaine de caravanes du camping Le Gai Logis se vident petit à petit. Isabelle remballe ses cartons et ses souvenirs inoubliables partagés dans ce camping vieux de 40 ans. "On mangeait tous ensemble là dans l’herbe avec des pleines tables et on s’amusait super bien. Quand j’ai appris la nouvelle, c’était très dur, parce que c’est vraiment un camp super familial, je ne comprends pas pourquoi on le ferme. On s’entend tous bien", réagit-elle au micro de Mathieu Langer et Marc Evrard pour le RTLinfo 13H.


"J’ai plus de chance de me faire écraser en allant au Aldi que de voir de l’eau arriver jusqu’aux caravanes"

Le bourgmestre a ordonné un arrêté de fermeture le 26 janvier dernier pour cause d’insalubrité et de risques d’inondation. Les résidents ont jusqu’au 1er avril pour trouver un logement. Malgré cet ultimatum, André a décidé de ne pas partir. "Non, je ne partirai pas, je terminerai ici. Je suis content de vous voir parce que c’est la raison pour laquelle on nous fait partir", objecte ce propriétaire de huit caravanes face à la caméra de Marc Evrard.

En effet, pour André, il n’est pas question de parler de risques d’inondation. "Tous les travaux ont été effectués, ça fait 5 ans que je suis ici, j’ai plus de chance de me faire écraser en allant au Aldi que de voir de l’eau arriver jusqu’aux caravanes", affirme-t-il.


Problème de gestion

La réalité, c’est un problème de gestion, car le camping n’est plus en ordre de permis d’exploitation depuis 2003.
 "La régularisation nécessitait beaucoup trop de fonds, énormément. Les directives du commissariat général au tourisme sont devenues strictes et face à ces directives, on ne pouvait rien faire", regrette Jean Mazy, vice-président de l’ASBL "Le Gai Logis" qui gère le camping.

Il ne reste que deux mois à la dizaine de résidents pour trouver un autre toit, les plus défavorisés seront relogés avec l’aide du CPAS de la commune.

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