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Une rave party illégale organisée à Arlon pendant 48h : "Je n'ai jamais vécu un tel enfer et pourtant j'ai été jeune"

Une rave party illégale organisée à Arlon pendant 48h :
Arlon

Une rave party, une fête illégale, a été organisée depuis mardi soir à Stockem (Arlon) sur les anciens ateliers de la SNCB. Un site désaffecté et dangereux. La nuit du réveillon, il y avait entre 1.000 et 1.500 personnes. Les derniers fêtards ont quitté les lieux ce jeudi matin. Deux policiers ont été blessés et les riverains nous ont décrit un véritable calvaire.

Le début d'année a mal commencé pour des habitants d'Arlon. Ils sont plusieurs à avoir appuyé sur notre bouton orange Alertez-nous pour signaler une rave party, une fête non autorisée. Elle a débuté mardi soir, le jour du réveillon du Nouvel An. "Des centaines de personnes sont rassemblées depuis hier soir sur les anciens ateliers SNCB de Stockem. La police a essayé d'intervenir mais ont été la cible de jets de pierre", nous a expliqué un témoin qui préférait garder l'anonymat.

Pour un autre témoin et sa famille, la situation est très mal vécue. "Impossible de dormir cette nuit. Je n'ai jamais vécu un tel enfer et pourtant j'ai été jeune aussi. Entre 2h et 5h impossible de fermer l'oeil tellement le bruit était fort. Je crains le pire pour cette nuit alors que je travaille demain. Mon fils de 2 ans est terrorisé. Ma femme enceinte de six mois et mon fils vont passer la nuit ailleurs", nous a-t-il indiqué.

Il nous a transmis une photo prise à proximité du site: "D'ordinaire, cette rue est vide. Elle est déjà jonchée de détritus, de verres cassés, etc.", a commenté notre témoin.


 

Pour éviter tout débordement, on s'est résolu à laisser la rave party se dérouler

Contactée par nos soins, la première échevine d'Arlon a confirmé mercredi les témoignages que nous avons reçus. "L'événement n'est pas autorisé. On compte encore actuellement environ 400 participants sur le site des anciens ateliers de la SNCB de Stockem. C'est un site désaffecté et dangereux et rien n'a été mis en place en matière de service d'ordre ou médical", a confié Carine Lecomte. "Hier j'ai été prévenue tard dans la soirée et tôt ce matin. La police s'est rendue sur place mais elle a été caillassée. Ça n'a pas été simple. Il y a manifestement un noyau dur qui voulait absolument que l'événement soit organisé", a-t-elle ajouté.

L'échevine nous a indiqué qu'une réunion a été organisée avec la police locale et fédérale pour faire le point sur la situation. "Pour éviter tout débordement, on s'est résolu à laisser la rave party se dérouler. C'est souvent la solution la moins risquée. D'autant que la force n'est pas forcément la solution. En plus, c'est un site privé, donc ça complique encore la situation. Une présence policière est assurée et on fera le point jeudi", a expliqué Carine Lecomte, qui déplorait le manque de communication et de dialogue de la part des organisateurs.

L'événement illégal s'est poursuivi jusqu'à ce jeudi matin, au grand dam des habitants dérangés. La nuit du réveillon du Nouvel An, il y avait entre 1.000 et 1.500 personnes. Deux policiers ont été légèrement blessés lors d'un affrontement avec une centaine de personnes cagoulées munies de barres de fer. 

Une trentaine de personnes a été arrêtée administrativement. 

 

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