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Anissa se dit harcelée par un détenu de la prison d'Andenne: "Des gens ont débarqué devant chez moi en pleine nuit"

Anissa se dit harcelée par un détenu de la prison d'Andenne:
©RTL INFO

Cela fait plusieurs mois maintenant, qu'une Bruxelloise se déclare harcelée par un prisonnier d'Andenne. Elle nous a écrit via le bouton orange Alertez-nous. Ce détenu aurait piraté ses comptes. Il l'appellerait jour et nuit, et l'aurait menacée de mort.

"Cela a commencé par des messages de menace en disant qu’il allait me tuer, ainsi que mon entourage", affirme Anissa qui se dit à bout après avoir reçu des menaces de mort par dizaines sur son téléphone portable. 

Rencontré sur les réseaux sociaux, le détenu est incarcéré dans la prison d’Andenne. De sa cellule, il aurait piraté les comptes d'Anissa et diffusé ses photos sur les réseaux sociaux.

Anissa a porté plainte à plusieurs reprises. "J’ai porté quatre plaintes depuis mai 2019. Mon adresse est mise sur liste rouge. Ils prennent l’histoire au sérieux, mais le problème est qu’il faut des preuves", indique-t-elle.

Elle dénonce aussi le laxisme de la prison d’Andenne. "Je leur ai donné le numéro du détenu et les explications. Mais malgré ça, rien n’a été pris en compte", fustige-t-elle. "La prison s’en lave les mains, je trouve ça inadmissible. Surtout quand on leur donne les numéros, et que ceux-ci sont toujours actifs depuis."


"On n’a pas le droit de fouiller"

Par manque de moyens et de temps, il est impossible pour les agents pénitentiaires de réaliser une fouille au corps sur un détenu ou un visiteur. "S’il le cache dans la poche, on ne sait pas le voir car on n’a pas le droit de fouiller les personnes et les visiteurs qui rentrent. On est vraiment coincés", déclare Marc Peeters, délégué CSC à la prison d’Andenne. "Est-ce que demain on va aller fouiller quelqu’un dans une cellule ? On risque d’avoir des problèmes avec les avocats qui pourrait déposer plainte pour harcèlement."

Mais pour cet agent, avec les téléphones portables, la drogue est aussi un véritable fléau en prison. "C’est incroyable ce qui rentre. Dans les prisons ça rentre à la brouette, je ne mens pas. Il y a des drogues dures qui rentrent, donc c’est vraiment une catastrophe", dénonce Marc Peeters, délégué CSC à la prison d’Andenne.

"Les téléphones ne sont nullement interdits en prison. Les détenus y ont accès depuis des décennies et, depuis quelques mois, il est installé dans chaque cellule" rappelle le directeur de la prison d'Andenne qui évoque des téléphones fixes.

Les prisonniers ne reculent devant rien. La semaine dernière aux Etats-Unis, la police de l’Ohio a publié des vidéos de caméras de surveillance dans lesquelles on voyait un colis largué par drone au-dessus d’un préau. D’après les autorités, le paquet contenait un téléphone portable et de la marijuana.

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