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Alice scandalisée: "DEPUIS 3 MOIS, les ascenseurs de la cité Chausteur à Lodelinsart sont en panne, des locataires âgés doivent se débrouiller"

Alice scandalisée:

Depuis trois mois, les habitants de la cité sociale Chausteur à Lodelinsart sont obligés d’utiliser les escaliers. Les ascenseurs sont défectueux. La belle-fille d’un couple de locataires est scandalisée par cette situation. La Sambrienne, qui gère ces immeubles, affirme prendre ce genre de problème au sérieux.

"Depuis trois mois, mes beaux-parents n’ont plus d’ascenseurs dans leur immeuble et doivent monter au 4ème étage alors qu’ils ont 70 et 71 ans. Je suis outrée", témoigne Alice via notre bouton orange Alertez-nous.

Les habitants de la cité sociale Chausteur à Lodelinsart (Charleroi) doivent visiblement emprunter les escaliers pour accéder à leur appartement depuis le mois de novembre. "C’est à ce moment-là qu’ils sont tombés en panne. Il y a pas mal de locataires qui ont plus de 70 ans ou qui ont des enfants en bas âge. Et ils doivent se débrouiller", regrette Alice.


Des sorties régulières et inévitables

Avec son mari, elle tente d’épauler le plus possible Jacques et Anne, ses beaux-parents qui vivent à cet endroit depuis de nombreuses années. "Ce n’est pas facile pour eux. Alors qu’ils ont subi récemment des opérations à la hanche et à l’épaule, ils doivent sortir plusieurs fois par jour pour promener leur chien, faire les courses, se rendre chez le kinésithérapeute,…"

D’après Alice, sa belle-mère est même tombée dans les escaliers car les lampes dans les communs ne fonctionnaient plus. "Cela arrive régulièrement. Mon beau-père est obligé d’acheter lui-même des ampoules, qui sont aussi parfois volées. Le souci, c’est qu’il n‘y a pas d’entretien, pas de syndic qui gère cela", déplore-t-elle.

C’est la Sambrienne, la société publique de logements sociaux à Charleroi et les environs, qui est responsable de cette cité sociale."Elle ne se soucie guère de ses locataires", souffle Alice.


"Nous assumons les problèmes avec les ascenseurs"

"Je les comprends. C’est l’horreur ce genre de situation", réagit Hicham Imane, président de la Sambrienne. "Clairement, nous assumons les problèmes avec les ascenseurs", ajoute-t-il.

D’après lui, la société a d’ailleurs injecté 9 millions d’euros dans tout son parc immobilier, soit 10.000 logements, pour installer de nouveaux ascenseurs. Elle a également débloqué 3 millions d’euros pour la rénovation et l’entretien des anciens. Et l’objectif sur le long terme est de tous les remplacer pour ne plus rencontrer aucun souci à l’avenir.

Alice confirme que de nouveaux ascenseurs doivent être placés dans la cité Chausteur."En fait, depuis début septembre, il y a de nouveaux ascenseurs qui sont stockés dans des conteneurs devant chaque immeuble. La Sambrienne a arrêté son contrat d’entretien et de dépannage pour les anciens en vue du placement des nouveaux qui devait être terminé pour Noël. Le problème, c’est qu’ils sont fournis par une société et installé par une autre. D’où un délai très long, au détriment des locataires qui se sont retrouvés avec des machines défectueuses", assure-t-elle.


 
"Un délai de 3-4 mois est parfois nécessaire"

Hicham Imane confirme que les locataires doivent parfois faire preuve de patience en cas de panne. "Un délai de 3-4 mois est nécessaire dans certains cas pour remplacer des pièces manquantes. Certains ascenseurs datent des années 70, il faut donc parfois des pièces sur mesure. La Sambrienne ne demande en tout cas pas aux locataires de payer les charges pour l’entretien des ascenseurs pendant les mois de réparation", indique le président de la société de logements.

En ce qui concerne l’installation de nouveaux appareils, il pointe également du doigt une lourdeur administrative inévitable pour justifier une lenteur éventuelle dans la réalisation des travaux.

"La Sambrienne est un mastodonte. Ce sont cinq sociétés différentes qui ont fusionné. Nous devons donc passé par des marchés publics. Une procédure assez lente. Et nous devons trouver des entrepreneurs qui puissent répondre à notre demande de grande envergure. Il faut avoir les capacités humaines et financières pour assumer ce genre de travaux", souligne Hicham Imane.

Reste que la situation est éprouvante pour de nombreux locataires de la cité sociale dont la santé physique est mise à rude épreuve dans ce contexte. "Une dame âgée vivant au 7ème étage a même eu un malaise", assure Alice.


Environ 450 constructions en cours

"Dans nos logements, nous sommes confrontés à une moyenne d’âge très élevée", indique le président de la Sambrienne. "C’est pourquoi nous allons également essayer d’offrir aux locataires qui ont plus de 70 ans la possibilité de déménager pour vivre au rez-de-chaussée. Pour y arriver, nous sommes d’ailleurs en train de construire environ 450 constructions", souligne-t-il. Ces nouveaux bâtiments devraient sortir de terre dans les 4-5 ans.

En attendant, des ouvriers ont commencé l’installation des nouveaux ascenseurs tant attendus à la cité Chausteur. Ils devraient bientôt terminer le travail. "J’espère que ce sera bientôt la fin de cette galère et que le suivi des entretiens sera bien effectué", souhaite Alice.

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