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Qualifiées pour représenter la Belgique aux USA, des hip-hopeuses liégeoises ne pourront peut-être pas participer: "Pas assez d'argent"

 
 

Les "Juniors" du collectif One Nation ont remporté le concours Hip Hop International Belgium, le 28 avril à Mons. Grâce à leur impressionnante prestation, les Liégeoises âgées de 11 à 15 ans sont qualifiées pour représenter la Belgique à Phoenix en août. Mais la participation des jeunes danseuses est loin d'être assurée.

One Nation Crew, un collectif liégeois 100% féminin, a remporté le Hip Hop International Belgium, un concours de danse qui s'est déroulé le 28 avril à Mons. Sarah, la cofondatrice, est fière de ses "juniors". "Elles ont remporté la première place en catégorie ados et nous, les adultes, avons obtenu la deuxième place", débute-t-elle.

Grâce à ce titre, les plus jeunes du "crew" ont la possibilité de s'envoler vers les Etats-Unis pour représenter la Belgique à la finale internationale qui aura lieu du 5 au 11 août à Phoenix en Arizona. "Ce concours est connu mondialement", vante Sarah.

Les jeunes sont invités à s'y rendre… mais par leurs propres moyens. "L'organisation belge du Hip-Hop International nous offre une bourse de 1500 euros pour tout le groupe, mais on est une dizaine à partir. Alors on fait appel à des sponsors pour atteindre 10.000 euros", précise la jeune femme, déterminée.

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"L'organisation en Belgique n'a pas assez d'argent"

La coach espère trouver rapidement les fonds pour que les juniors puissent réaliser ce rêve… Un rêve que Sarah et ses partenaires avaient, elles aussi, souhaité concrétiser il y a trois ans. Mais pour les mêmes raisons que les juniors cette année, elles avaient dû y renoncer, la mort dans l'âme. "L'organisation en Belgique n'avait pas assez d'argent pour aider les gagnants à partir. On a essayé de faire des stages, de vendre des gaufres, mais cela n'a pas été suffisant", regrette la coach.


On voulait participer à des concours, des battles, représenter Liège et la Belgique"

Sarah et son amie Roxanne ont créé leur collectif en 2014, après avoir donné des cours de danse dans des maisons de jeunes et dans une école de danse. "A Liège, les écoles de danse étaient trop formatées pour nous. Il n'y avait pas de challenge. Roxanne et moi avions besoin de faire autre chose. On ne voulait pas se limiter à enseigner des chorégraphies et à ne donner qu'un spectacle de fin d'année. Pour nous, ça n'était pas assez. On voulait aller plus loin. On voulait participer à des concours, des battles, représenter Liège et la Belgique", se souvient-elle.

Hendrick, Samantha et Alexandra ont rejoint les deux filles. Elles étaient désormais cinq dans un projet qu'elles voulaient totalement féminin. "On voulait être entre filles, car dans ce milieu, la femme n'est pas toujours bien représentée. On avait vraiment envie de montrer qu'un crew 100 % féminin pouvait autant déchirer qu'un groupe mixte ou composé exclusivement de garçons. Quand il y a une battle entre une fille et un garçon, il y a des préjugés, il y a, par exemple, des petits mouvements que le garçon fait pour intimider la fille", dit Sarah, âgée aujourd'hui de 33 ans.

Sans locaux pour s'entraîner à leur début, elles louaient des salles de fitness ou s'entraînaient à la gare de Liège.

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Le groupe de filles a ensuite ouvert ses portes aux plus jeunes, qu'elles ont répartis dans deux groupes : les "Juniors", qui ont entre 11 et 15 ans, et les "Teenz", qui ont entre 16 et 20 ans. Elles transmettent leur savoir trois fois par semaine à leurs élèves. 

Depuis octobre 2017, elles louent une salle de danse à Ans. Sarah et les autres formatrices, toutes bénévoles, demandent une cotisation mensuelle aux élèves afin de pouvoir payer le loyer du local. "C'est un entrepôt dans lequel on a mis du parquet et des miroirs sur roulettes. Mais tout ça a un coût", détaille-t-elle. Cette dernière avoue qu'elle préférerait, si elle avait le choix, que les membres de son crew ne paient pas, car à ses yeux, "il ne faudrait pas débourser d'argent pour apprendre à danser".

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