En ce moment
 

Bébé, projets futurs… que deviennent Emilie et Ludwig depuis Mariés au premier regard? (vidéo)

 
 

Ils se sont mariés au mois d'octobre… Et c'est aussi à ce moment-là qu'ils se sont rencontrés. Emilie et Ludwig ont participé à l'expérience Mariés au premier regard. Comment ont-ils vécu leur mariage, leur voyage de noces et le retour en Belgique ? Que s'est-il passé pour eux depuis la fin de la diffusion de l'émission sur RTL-TVI ? Rencontre.

Lors de l'émission, ils ont découvert qu'ils étaient compatibles à 82,9%. Emilie et Ludwig ont eu le coup de foudre lorsqu'ils se sont vus à la commune et coulent aujourd'hui des jours heureux. Pourtant, c'était avec peu d'attentes qu'ils se sont chacun inscrits à l'émission. Pour Ludwig, cela s'est même fait sur un "coup de tête". "J'étais chez mes parents, un repas un petit peu arrosé, je vois la bande-annonce qui passe et je me dis: allez, pourquoi pas ? Je vais tenter le coup, en me disant que je ne serai pas repris du tout."

Contacté par la production, il a accepté de continuer pour "voir un petit peu l'envers du décor". Mais de fil en aiguille, l'expérience se concrétise. "Et c'est vrai qu'au fond de moi, j'avais toujours l'envie d'arriver à rencontrer une personne avec qui ça pourrait le faire. Mais sans réellement croire que j'irai au bout de l'expérience Mariés au premier regard."

Célibataire depuis deux ans, Emilie se sentait "complètement bloquée" suite à sa précédente séparation. "Je n'arrivais plus à aller à aucun rendez-vous, j'avais des angoisses. Je me suis dit que ça allait peut-être être le truc qui allait me débloquer et m'aider à aller de l'avant." Comme Ludwig, elle s'inscrit "sans trop y croire".

Contactée, elle commence à se prendre à l'expérience et se sent évoluer grâce aux experts. "L'entretien avec eux m'a fait beaucoup de bien, j'ai pu réfléchir à mon fonctionnement, à comment j'envisageais une relation saine. Je n'avais jamais eu de relations saines auparavant, j'avais toujours eu des personnes qui me rabaissaient, je n'avais plus du tout confiance en moi et je pense que c'est ce qui me bloquait aussi." Peu confiante en elle, Emilie pense alors que les experts ne lui trouveront personne de compatible avec elle. "Mais au pire, j'aurais gagné quelque chose parce que ça m'aura aidée à apprendre mon mode de fonctionnement. Au mieux, je trouverais quelqu'un qui me correspond."

Finalement, lorsqu'elle ouvre l'enveloppe lui annonçant une comptabilité à 82,9% avec un homme, elle ne peut contenir ses larmes. "C'était l'aboutissement de tout ce que j'avais fait et une récompense, en quelque sorte."

Ce n'était pas mon style physiquement

"Agréablement surpris", Ludwig est lui aussi très heureux d'apprendre la nouvelle. Et lorsqu'il la voit à la commune, c'est le coup de foudre. "Il y a eu le petit "waouw" quand je l'ai vue alors que physiquement, elle est aux antipodes de ce que j'ai toujours recherché."

Très stressée, Emilie a directement été "mise en confiance" lorsqu'elle a vu Ludwig. "Lui non plus, ce n'était pas du tout mon style physiquement, mais il avait un truc rassurant et je me suis dit que ça pouvait le faire (…) J'étais assez braquée sur le physique et en fait, il n'y a pas que ça. Et puis physiquement, maintenant, il me plait (rires)."


© RTL Belgium / Jean-Michel Clajot

Lors de leur mariage, Ludwig est aussi rassuré par le discours de l'échevine. "On a eu droit à quelques mots pour décrire Emilie, comment elle est par rapport à son travail, ses amis, ses activités extra-professionnels. Quand l'échevine a lu son discours et mon discours, je me suis dit: c'est quasiment le copier-coller l'un de l'autre. Je me suis demandé si on avait vraiment une vie aussi similaire que ça. C'était déjà un peu rassurant."

Ensuite vient le moment de partir en voyage de noces, une chose qui faisait peur à Emilie. "Je n'avais plus partagé ma vie avec quelqu'un depuis deux ans. Les petits trucs de la vie quotidienne, partager sa salle de bain, se laver les dents, se mettre en pyjama, aller dormir… Ça me faisait hyper peur. Et en fait, c'était naturel." "Comme si on avait toujours vécu ensemble", ajoute Ludwig.

Le couple n'a jamais ressenti "de malaise" et ce, malgré la présence des caméras. "Parfois, on en jouait, plaisante Ludwig. Par exemple, on savait que nos micros étaient allumés, le cameraman et la journaliste n'étaient pas à proximité et de temps en temps, on faisait des bruitages comme si on s'embrassait. Ils se retournaient en se demandant s'ils avaient raté quelque chose."

Le tatouage ? "Une évidence"

L'entente passe tellement bien à la Martinique que Ludwig et Emilie décident même de faire un tatouage commun. "Alors qu'à la base, je les réfléchis, confie Ludwig. Une fois que j'ai mon idée, j'attends toujours un an avant de passer à l'acte pour voir si je n'ai pas changé d'avis. Et là, c'était une évidence."

Le couple se fait donc tatouer son taux de compatibilité, 82,9%. "Au pire, si ça n'avait pas fonctionné, ça fait partie de notre histoire", confie Emilie, elle qui ressent ce taux au quotidien. "On est tout de même fort similaire, c'est pour ça aussi que ça marche bien. On a des différends, c'est logique dans un couple, mais je pense qu'on se complète bien."

Leur force ? La communication. "On arrive à parler, ce que je ne savais pas faire avant. Parce que je suis en confiance, je n'ai pas peur de dire les choses." Tous deux confient ne jamais avoir élevé la voix lors d'une dispute.

Emilie s'est aussi rapidement sentie en confiance avec Ludwig, qui a compris qu'elle avait besoin d'être rassurée. "Au début de l'aventure, j'essayais un peu de te booster, en disant que tous les jours, je voulais que tu te fasses trois compliments à toi-même, explique-t-il en regardant son épouse, essayer de faire ressortir des choses positives par rapport à toi et de les dire tout haut."

"Au fur et à mesure, j'ai pris un peu plus confiance en moi et je pense que c'est en grande partie grâce à lui", sourit Emilie.

De retour en Belgique, le binôme s'acclimate bien l'un chez l'autre. En partie, disent-ils, grâce à la crise sanitaire. "S'il n'y avait pas ça, il n'y aurait pas eu autant de possibilités de télétravail. Je pense donc qu'on se serait plutôt vu un week-end sur deux. Et là, peut-être que la donne aurait été différente. Ici, ça a vraiment été une chance."

Ils ont attendu deux jours avant de se revoir au retour de leur voyage. Un retour marqué par une petite anecdote… qui aurait pu mettre en danger leur histoire naissante.

"Sur le chemin du retour, dans le taxi, elle me donne son numéro de GSM, raconte Ludwig. Je rentre, je pose mes valises, je n'attends même pas dix minutes, je lui envoie un beau petit message pour faire un petit remerciement sur comment elle était pendant tout le séjour, dire que c'est une belle rencontre, vraiment un message ultra positif. Et je sais qu'elle est super au taquet avec son téléphone. Je pensais que dans les 5 minutes, j'allais avoir une réponse et puis, une demi-heure, une heure, deux heures…"

"Moi, je ruminais en me disant qu'il ne pensait même pas à moi", dit Emilie.

"À un moment, je commençais à avoir la haine et je me disais qu'en fait, elle s'était foutue de moi, raconte Ludwig. Elle voulait faire un bel air devant la télévision et maintenant, elle n'en a plus rien à faire."

"Moi aussi, je pensais la même chose, ajoute Emilie. Et puis, je me suis quand même dit que j'allais lui envoyer un message. Il me dit qu'il l'a fait aussi et je lui dis que non. Et en fait, il me donne le numéro et je m'étais trompée dans un chiffre. Si je n'avais pas envoyé de message, je ne sais pas si tu en aurais envoyé un nouveau."

"J'aurais attendu le lendemain, juste pas fierté", réagit Ludwig.

"J'aurais été mal à mon avis jusqu'au lendemain", assure Emilie.

"On a trouvé notre équilibre"

Dans leur quotidien, Ludwig et Emilie apprennent encore à se découvrir. La jeune mariée a notamment découvert la maniaquerie de son conjoint face aux caméras. "Personnellement, ça ne me dérange pas parce qu'il nettoie et je cuisine. C'est un compromis, ça me convient très bien (…) On a trouvé notre équilibre."

Si le couple s'est retrouvé dans les images diffusées à la télévision, ils étaient tout de même craintifs au départ. "Moi qui ai un peu de mal avec mon image, ça me faisait très peur au départ. Mais après, on s'habitue", confie la jeune mariée.

"Ce n'est pas facile de se voir, ajoute Ludwig. Le premier épisode, c'était difficile pour moi. J'étais mal à l'aise qu'on me voit comme ça, je n'aimais pas mon image physiquement. Après, j'ai commencé à m'habituer."

Aujourd'hui, Emilie a vendu sa maison pour venir vivre avec Ludwig, à Epinois. "J'ai toujours vécu à Modave et après 35 ans, je viens vivre ici. C'est quand même une belle preuve d'amour."

"On a déjà un peu parlé de la question des enfants", confie Ludwig. "Oui, on aimerait bien", sourit Emilie, qui va emménager chez son mari avec son chien Baloo. 

J'ai tout gagné

Leurs conseils si d'autres personnes veulent tenter l'expérience ? Tout d'abord, rester soi-même. "Il ne faut pas aller là pour jouer un rôle et être médiatisé, estime Emilie. Il faut vraiment être sûr parce qu'il y a aussi un impact médiatique. Je pense que l'important est de rester la personne qu'on est et de ne pas jouer un jeu… mais aussi de le faire pour les bonnes raisons."

Pour Ludwig, il faut aussi avoir les épaules solides. "Parce que mine de rien, quand il y a des séquences qui sont diffusées, des articles apparaissent après, avec des gens qui peuvent critiquer positivement et négativement. Il faut avoir les épaules et penser à l'envers du décor."

Les critiques étaient difficiles à vivre pour Emilie. "J'avais beaucoup de mal au départ. Et puis, malgré tout, c'est un changement de vie. On se retrouve dans une aventure et on ne contrôle plus rien."

L'expérience Mariés au premier regard a fait beaucoup de bien à la jeune femme. "J'étais vraiment emprisonnée dans mon mode de fonctionnement. J'allais toujours vers le même genre de personne et je ne savais pas pourquoi. Ça m'a permis de me remettre en question. Franchement, j'ai tout gagné."


 


 




 

Vos commentaires