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Scandale dans le foot belge: un joueur s'exprime pour la première fois et défend Mogi Bayat

Neuf jours après l'éclatement de l'affaire qui l'ébranle, le football belge reprend le chemin des terrains avec l'ouverture ce vendredi soir de la 11e journée de championnat.

On retrouvera face à face, le Club de Bruges et Waasland-Beveren, deux clubs impliqués dans le scandale. Ce samedi, on suivra également le duel wallon entre Mouscron et le Standard. Un match que loupera Noé Dussenne. Le défenseur mouscronnois est suspendu.

Suspendu et actuellement sans agent puisque Mogi Bayat est en prison. Pour la première fois, un joueur accepte de témoigner sur la situation.

Il prend même la défense de Mogi Bayat et ne comprend pas l'acharnement fait autour de lui. Il a été contacté par notre journaliste Vincent Legraive.

"On lit beaucoup de choses mais est-ce que tout est vrai ?", s'interroge Noé Dussenne. "Cela choque énormément de personnes dans le vestiaire. On est des compétiteurs et on n’aime pas entendre ça. Mais on se concentre sur ce qu’on a à faire."


Les arbitres vont-ils être plus critiqués selon vous ?

"Ils vont peut-être être un peu plus sifflés. Mais j’espère que le public sera assez malin pour se dire qu’il s’agit d’humains qui peuvent faire des erreurs. Ils doivent prendre des décisions parfois en une seconde. Il faut être tolérant. Il y a eu ces problèmes avec d'éventuels matches truqués, mais j’espère que les supporters seront assez malins pour faire la part des choses."


Votre agent est Mogi Bayat, vous êtes choqué?

"Oui, je le vois 2-3 fois par an. Je ne sais pas tout ce qu’il a fait, mais je pense que c’est quelqu’un d’intelligent et de propre. C’est choquant. Il ne faut pas oublier tout ce qu’il a fait pour les joueurs et les clubs belges. Je n’ai aucun problème avec lui et j’espère qu’on saura rapidement la vérité", déclare Noé Dussenne. "J’ai l’impression que c’est la cible numéro 1. Certains agents crachent facilement leur venin. C’est une personne qui a dérangé et maintenant qu’il ne peut plus se défendre, certains en profitent", a-t-il conclu.

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