Coupe d'Europe: Parra évoque un quart contre le Racing "particulier et inhabituel"

Coupe d'Europe: Parra évoque un quart contre le Racing
Le demi de mêlée et capitaine de l'ASM Clermont Auvergne Morgan Parra, lors d'un match contre la Section paloise, le 15 février 2020 à PauGAIZKA IROZ
 
 

Le capitaine et demi de mêlée de l'ASM Clermont-Auvergne Morgan Parra admet que disputer un quart de finale de Coupe d'Europe, samedi contre le Racing, un match à élimination directe dès le 3e week-end de la saison, "est particulier et inhabituel".

"Il y a une part d'inconnu, car nous n'avons pas eu ces matches amicaux pour nous mettre en confiance", souligne Parra alors que l'ASM reste sur une défaite à Bayonne (21-19).

Q: Comment avez-vous repris la semaine d’entraînement après cette défaite à Bayonne en championnat (21-19) ?

R: "La vidéo a été parlante. Nous avons fait une analyse du match et une réunion ensemble pour voir ce qui n'avait pas été et pourquoi. Quand on fait une prestation collective comme à Bayonne, où nous passons complètement à côté dans l'engagement, on est tous un peu remontés. On l'a senti à l'entraînement. Nous sommes conscients de notre performance en Top 14 face à une équipe bayonnaise difficile à bouger et on a une envie de revanche. Quand on ne met pas l'engagement dans ce sport, c'est compliqué. Bayonne nous a embêtés dans le un-contre-un et les phases de rucks. Elle a gagné ses duels. Physiquement, on était là, mais dans la tête, nous n'avons pas mis l'engagement nécessaire et nous perdons trop de ballons pour concrétiser en première mi-temps".

Q: Cela vous inquiète-il avant d'affronter le Racing 92 ?

R: C'est sûr qu'il est préférable d'enchaîner les victoires. C'est peut-être un rappel car on connait la qualité du Racing 92, de ses joueurs ainsi que le combat qu'il faut mettre face à eux. Si on ne répond pas présent, on peut en prendre trente ou quarante (points) à la maison. On peut dire que Bayonne était un accident et que l'on peut se rattraper ce week-end. J'espère que c'est un accident. Samedi, il n'y a pas de droit à l'erreur. On s'est offert ce quart à la maison, même si ce n'est pas la même équipe. Dès le troisième week-end, nous jouons un match éliminatoire de Coupe d'Europe. C'est particulier, c'est inhabituel. Nous allons essayer d'être présents et forts samedi. Il y a une part d'inconnu, car nous n'avons pas eu ces matches amicaux pour nous mettre en confiance. Face à Toulouse, nous étions en recherche de progression mais on est moyen et, à Bayonne, nous ne sortons pas avec des certitudes. J'espère que l'on sera présent".

Q: Jouer la première phase de cette compétition avec une équipe et la deuxième avec une autre, est-ce que c'est perturbant ?

R: "Ce qui est embêtant, c'est de ne plus avoir des joueurs comme Ulugia, Toeava ou Zirakashvili. Ils n'auront pas la chance de finir cette Coupe d'Europe alors qu'ils se sont battus pour ce quart à la maison. C'est une nouvelle saison et une nouvelle Coupe d'Europe, sauf que nous l'attaquons directement sur un quart. Pour moi, ce n'est pas la même compétition. Il y a un nouvel effectif, on sort de confinement et de préparation..."

Q: C'est la même affiche qu'en avril 2018 (en quart de finale, victoire du Racing 92 au Michelin 17-28). Qu'est-ce qu’il vous reste de cette défaite et comment voyez-vous le match de samedi devant une affluence de 5.000 personnes ?

R: "Ce sont les mêmes clubs, mais le stade ne sera pas complet. En 2018, nous étions dans une saison très compliquée. Il y aura des arbitres français en plus".

Q: Comment jugez-vous le début de saison de votre adversaire ?

R: "Comme la saison dernière, ils sont en place défensivement et sur la conquête. Sur les bases... Ils ont un jeu fluide, ils sont en confiance, ils sont bien comme on peut le voir lors de leur victoire à Montpellier. Ils ont beaucoup de certitudes sur leur jeu et les bases".

Propos recueillis en conférence de presse




 

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