En ce moment
 

Nafissatou Thiam veut "s'amuser" lors des Jeux de Tokyo qui sont "peut être ses derniers"

Nafissatou Thiam veut
© belga
 
 

Elle était devenue championne olympique à Rio en 2016 à la surprise générale. Nafi Thiam est depuis devenue la référence actuelle de l'heptathlon après ses titres aux Mondiaux de Londres (2017), à l'Euro de Berlin (2017) et son statut de 3e performeuse de l'histoire. La douce insouciance de la débutante a cédé la place au stress qui accompagne tous les favoris dans le sport de haut niveau.

A une semaine de la fin de l'heptathlon des Jeux de Tokyo (5 août), Nafi Thiam a rejoint le Village olympique jeudi et a rencontré la presse virtuellement. "A Rio je savais que je pouvais faire quelque chose de bien, peut-être faire un Top 5. J'avais envie de profiter des Jeux Olympiques. Avec les années, avec la pression, j'ai vu les championnats d'une façon différente. A Tokyo, j'ai envie de m'amuser, d'être comme à Rio. Ce seront peut-être mes derniers JO. J'ai envie d'en profiter, de ne pas être sous le stress tout le temps. J'essaie de me dire qu'on verra ce qui va se passer. J'ai juste envie de m'amuser en fait. A Rio, c'était inattendu, c'était une très très bonne compétition où j'ai réussi à me dépasser. J'aimerais être dans cet état d'esprit et m'amuser comme à Rio."

Les réseaux sociaux ne sont pas étrangers à cette pression supplémentaire. "Avec les réseaux sociaux la pression c'est 24 heures sur 24 dans sa poche. Il y a beaucoup d'encouragements mais aussi du négatif. Je couperai mes réseaux ce soir (jeudi) ou demain pour ne pas regarder, lire des articles où il n'y a pas que des choses positives. Chacun doit faire comme il se sent le mieux. Je sais que le stress montera de lui-même pour ne pas en rajouter. Je vais rester avec mes proches dans ma bulle."

"Là, je suis sereine, pas stressée, rassure Thiam. Deux jours avant, cela va commencer. Il ne faudra pas perdre le sommeil, bien dormir. Si on stresse trop on est déjà épuisé avant la 'compette'".

"Le stress est le plus haut le matin avant la 'compette', précise Thiam. "Ce qui est le plus fort c'est l'attente et l'appréhension de l'heure H. Quand l'échauffement est passé et qu'on est dans le stade c'est fini", a ajouté celle qui fut la porte-drapeau, avec le hockeyeur Felix Denayer, de la Belgique lors de la cérémonie d'ouverture. Une expérience qu'elle a beaucoup appréciée malgré le stade privé de spectateurs.

Thiam entrera en lice le mercredi 4 pour l'heptathlon.


 




 

Vos commentaires