Masters 1000 de Rome: débuts en toute sérénité pour Djokovic

Masters 1000 de Rome: débuts en toute sérénité pour Djokovic
Novak Djokovic face à l'Italien Salvatore Caruso au Foro Italico à Rome, le 16 septembre 2020Clive Brunskill
 
 

Novak Djokovic, pour son retour en compétition après sa disqualification à l'US Open pour un geste d'humeur, a affiché une sérénité à toute épreuve pour disposer de l'Italien Salvatore Caruso (6-3, 6-2) mercredi au 2e tour du Masters 1000 de Rome.

Dix jours après l'épisode new-yorkais, "je n'avais aucun blocage psychique ou émotionnel à l'idée de jouer un match aujourd'hui. Au contraire, je me suis senti très à l'aise, tout a été très bien", a assuré le N.1 mondial en conférence de presse.

"En fait, j'avais hâte de refaire un match officiel après ce qui est arrivé à New York", a-t-il ajouté.

Fair-play, solide, joueur, "Djoko", qui avait assuré lundi avoir retenu la "leçon" après son élimination pour avoir lancé involontairement une balle sur une juge de ligne, avait visiblement à cœur de montrer son meilleur visage pour ses débuts à Rome.

Espiègle, une fois la qualification en poche, il a salué une foule imaginaire face aux gradins vides du court central en raisons des mesures sanitaires.

En opération rachat après l'épisode new-yorkais, le "Djoker" s'est montré plus gentleman que jamais, avec l'arbitre quand il descendait de sa chaise pour lui retirer un point qu'il pensait avoir obtenu, comme avec son adversaire qu'il a gratifié d'un pouce levé après une belle course.

Seul l'un des rares spectateurs, un membre de l'organisation un peu trop bruyant dans la tribune, le fera un peu s'agacer au début du second set, alors qu'il venait de gâcher plusieurs balles de break.

"C'est juste quelqu'un dans un couloir du stade qui parlait, avec cinq, six personnes. Il y avait du bruit, mais c'est tout", a-t-il expliqué après le match.

Dans le jeu, Djokovic a poursuivi dans la lignée des Etats-Unis, où il a gagné le Masters 1000 de Cincinnati et faisait figure de favori à l'US Open avant sa sortie de route.

Un service costaud, un jeu serré près des lignes et des nerfs en acier aux moments importants.

"J'avais un adversaire pas simple, spécialiste de la terre battue, qui avait déjà joué trois matches. Il fallait mériter la victoire, je pense m'être adapté assez vite à la surface", s'est-il réjoui.

"Depuis mon élimination précoce à l'US Open, j'ai eu le temps de m'entraîner. Cela fait une semaine que je m'entraîne sur terre battue, donc ça va", a lancé le Serbe qui était exempté du premier tour à Rome, comme toutes les huit premières têtes de série.

Le natif de Belgrade, qui a disputé neuf finales à Rome (pour quatre titres), rencontrera au 3e tour son compatriote Filip Krajinovic (29e mondial) ou l'Italien Marco Cecchinato (113e).




 

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