Le syndicat des coureurs demande à l'UCI de faire davantage pour la sécurité des coureurs

Le syndicat des coureurs demande à l'UCI de faire davantage pour la sécurité des coureurs
 
 

(Belga) Ces derniers jours, la passivité du syndicat des coureurs CPA a de nouveau fait l'objet de nombreuses critiques après la lourde chute du Néerlandais Fabio Jakobsen (Deceuninck-Quick Step) lors du Tour de Pologne (WorldTour). Samedi matin, le syndicat, dirigé par l'ancien champion cycliste Gianni Bugno, a réagi. Elle demande à l'Union cycliste internationale (UCI) de faire davantage pour que les coureurs se sentent en sécurité.

"Après la chute dans la première étape du Tour de Pologne, nous avons demandé à l'UCI, par lettre jeudi, d'ouvrir une enquête pour dénoncer ceux qui ne pouvaient pas garantir la sécurité des coureurs", a déclaré le CPA. Il a également demandé d'éviter les arrivées en descente et de punir plus sévèrement les coureurs qui provoquent des incidents. Le syndicat des coureurs n'a pas reçu de réponse de l'UCI à sa lettre à ce stade. Le CPA a également souligné qu'il n'a pas le pouvoir de modifier un site d'arrivée si le Comité technique de l'UCI a déjà approuvé cette arrivée. "Nous ne sommes pas responsables des contrôles de sécurité", a expliqué Bugno. "Je vais le préciser après les nombreuses critiques que nous avons reçues ces derniers jours. Nous ne sommes que le dernier maillon de la chaîne. Après tant de critiques, je me demande aussi pourquoi les équipes, lorsqu'elles voient les programmes des étapes, laissent leurs coureurs partir si elles pensent que leur sécurité n'est pas garantie". "Nous avons demandé à l'UCI d'effectuer des contrôles plus stricts", a poursuivi Bugno. "On ne peut pas espérer de la chance ou faire confiance aux organisateurs pour agir correctement. Des règles plus strictes sont nécessaires. Nous sommes heureux que Fabio Jakobsen ait pu se réveiller, mais il est toujours inacceptable que dans les courses du WorldTour de tels accidents se produisent et que les coureurs risquent leur vie. Nous devons enfin travailler tous ensemble sur une même vision. Sinon, rien ne changera jamais". Le directeur de Deceuninck-Quick Step, Patrick Lefevere, a notamment combattu l'ACP ces derniers jours. "En attendant, j'ai appelé Patrick Lefevere", a poursuivi Bugno. "Et je lui ai rappelé que nous ne pouvons pas changer les règles par nous-mêmes. Les équipes ont un pouvoir considérable et elles doivent l'utiliser. Ils ne le font pas en ce moment. Nous, l'ACP, travaillons depuis des années à la mise en place de clôtures de sécurité, mais nos questions restent sans réponse de la part de l'UCI. Cela coûtera plus cher aux organisateurs, mais la vie d'un coureur vaut un peu plus. Si les personnes actuellement en charge de la sécurité ne travaillent pas correctement, il faut les remplacer". (Belga)




 

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