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Marine Simonis, 29 ans, a commencé l'apnée il y a 4 ans et elle est déjà championne de Belgique: "C’est un sport qui a beaucoup d’avenir"

Marine Simonis, 29 ans, a commencé l'apnée il y a 4 ans et elle est déjà championne de Belgique: "C’est un sport qui a beaucoup d’avenir"
 
 

Marine, une jeune femme de Moresnet (Plombières), s'est mise à cette discipline il y a seulement 4 ans mais bat déjà tous les records de Belgique. Rencontre.

Les deux dernières inspirations avant le calme absolu. Sous l’eau, Marine Simonis, 29 ans, est dans son élément. Dans un centre de plongée d'Uccle, elle descend à 33 mètres de profondeur. En mer, jusqu’à 56 mètres.

"C’est vraiment une sensation de détente et de recentrage sur soi et aussi une sensation de faire un avec la mer", raconte-t-elle.


 
Une détente qui sollicite le corps. Il faut entraîner la cage thoracique à se comprimer, et les oreilles à subir la pression.

"Il y a des techniques très fines au niveau ORL qu’on va devoir développer et travailler justement pour pouvoir descendre. Les étirements de la cage thoracique pour l’adapter à cette profondeur", explique-t-elle.

 Je faisais tout ce qu'il ne fallait pas

L’athlète est habituée à s’entraîner dur. À l’âge de 4 ans, elle découvre la natation avec ses parents. L’apnée arrive 20 ans plus tard. Elle s’y essaie d’abord toute seule.

"Mes amis m’ont dit ‘ce serait quand même bien que tu prennes un cours pour savoir ce que tu es en train de faire. Et en effet, je faisais tout ce qu'il ne fallait pas. Du coup, j’ai pris mon premier cours, j’ai fait mon premier niveau et puis ça a été l’amour au premier regard", raconte-t-elle.


Marine Simonis et sa mère Hélène

Ses parents l’ont toujours accompagnée dans son parcours de nageuse, mais le passage à l’apnée les a un peu refroidis. Son père serge confie avoir eu "des craintes". "Parce que c’est quand même pas sans risque", souffle-t-il. "Maintenant, on se dit qu’on fait confiance et que logiquement elle est toujours accompagnée, qu’elle a les armes qu’il faut pour savoir ce qu’elle fait", ajoute sa mère Hélène.

À ma première compétition, j’ai battu mon premier record de Belgique

Ils sont surtout fiers d’elle. Marine Simonis est championne de Belgique et détentrice du record national. Un destin que la nageuse n’avait pas du tout anticipé.

"Quand j’ai commencé l’apnée, c’était vraiment par passion, par découverte. Au fur et à mesure, mon entraîneur m’a dit : ‘En vrai, tu sais, le record de Belgique n’est pas très loin et tu te débrouilles plutôt pas mal donc je pense que tu pourrais essayer d’aller à une compétition’. Du coup, à ma première compétition, j’ai battu mon premier record de Belgique. Et ça a démarré comme ça en fait. Et une fois que j’y ai goutté, je me suis dit ‘ah, j’ai envie de repousser encore un petit peu’"

Elle bat même tous les Français dans leur championnat national. En descendant à 56 m de profondeur. Mais l’apnée est encore peu connue. Marine Simonis ne vit pas de ses exploits. Elle est tout de même optimiste pour la suite.



"Vu que c’est un sport qui est hyper esthétique avec ce milieu un peu étrange et mystique, qui touche beaucoup le public en fait, c’est un sport qui a beaucoup d’avenir"
, estime-t-elle. 

Un sport mystique à ne pas pratiquer seul. Même quand elle plonge en apnée pour le plaisir, Marine Simonis est accompagnée. Elle le sera pour tenter de battre son record pendant les compétitions de l’été. 


 


 

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