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Alors que les prix des carburants restent élevés… pourquoi la Belgique ne touche-t-elle pas à ses réserves de pétrole ?

Ajoutez-nous à vos favoris Google Malgré les prix élevés des carburants, la Belgique ne libérera pas ses stocks stratégiques, estimant qu’il n’y a pas de risque de pénurie. Explications Florent Tondeur.

Alors que les prix des carburants restent particulièrement élevés en Belgique, plusieurs pays ont récemment décidé de puiser dans leurs stocks stratégiques de pétrole. La Belgique, elle, fait exception, alors que les règles sont définies au niveau international. Notre journaliste Florent Tondeur vous explique la situation plus en détail. Notre journaliste Florent Tondeur vous explique la situation plus en détail.

Des stocks libérés dans plusieurs pays

Les membres du G7, qui rassemble les sept grandes puissances industrielles mondiales, se sont engagés la semaine dernière à libérer 100 millions de barils de pétrole et de diesel. Cette décision intervient alors que des réunions se sont également tenues cette semaine au sein de l’Agence internationale de l’énergie et entre plusieurs pays européens. En mars, l’agence avait promis la libération progressive de 400 millions de barils de pétrole. Jusqu’à présent, 325 millions de barils ont été mis sur le marché.

Plusieurs pays voisins, comme les Pays-Bas, l’Allemagne et la France, ont déjà libéré une partie de leurs stocks. Le gouvernement français a notamment annoncé mercredi la mise sur le marché de 10 millions de barils de gazole, soit du diesel, avec l’objectif de faire baisser les prix de 12 à 18 centimes par litre.

La Belgique estime ne pas être menacée par une pénurie

La Belgique a-t-elle refusé de libérer ses stocks ? Non. L’Agence internationale de l’énergie a confirmé en mars que notre pays avait donné son accord pour débloquer 300.000 barils.

Mais, selon les autorités belges, la situation actuelle ne justifie pas une telle opération. La libération des stocks ne devrait intervenir qu’en cas de risque de pénurie, expliquent-elles. Le cabinet du ministre de l’Énergie l’a encore confirmé cette semaine au journal L’Echo : il n’existerait pas de menace particulière pour l’instant.

Selon le cabinet, libérer une partie des réserves pourrait même mettre en péril la sécurité d’approvisionnement. Il n’y a donc pas de baisse des prix en vue.

La Belgique dispose pourtant bien de stocks importants de pétrole, d’essence, de diesel et de kérosène, conservés dans des dépôts situés dans le pays et dans les États voisins. Les membres de l’Agence internationale de l’énergie doivent disposer de réserves suffisantes pour tenir au moins 90 jours. En juillet, les stocks belges, qui comprennent les réserves publiques et celles du secteur privé, permettaient de tenir 110 jours sans nouvelles importations.

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