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Attention à cette obligation légale souvent oubliée si vous avez rallumé votre chauffage : voici ce qu’il faut savoir pour éviter les mauvaises surprises

Ajoutez-nous à vos favoris Google Avec la baisse des températures, les chauffages reprennent du service dans les foyers belges. Mais avez-vous pensé à faire entretenir votre installation ? Selon le type de chauffage et la région dans laquelle vous habitez, les obligations ne sont pas les mêmes. Voici ce qu’il faut savoir pour éviter les mauvaises surprises. 

Les températures ont bien baissé ces derniers jours, poussant de nombreux Belges à rallumer leur chauffage. Mais après plusieurs mois à l’arrêt, certaines installations peuvent réserver de mauvaises surprises : panne, dysfonctionnement ou encore problème de sécurité. 

Pour limiter ces risques, un entretien régulier est indispensable. Il est même obligatoire pour certains équipements. Mais attention, les règles ne sont pas identiques pour tous : elles dépendent du combustible utilisé, de la puissance de l’installation et de la région dans laquelle vous habitez. Notre journaliste Florent Tondeur a fait le point ce vendredi matin sur Bel RTL. 

Gaz, mazout, pellets : des obligations différentes 

Pour les chaudières au mazout, la règle est simple : un contrôle doit être effectué chaque année. Même fréquence pour les chaudières et les poêles fonctionnant aux pellets, au bois ou au charbon. Pour ces installations, il faut également penser au ramonage de la cheminée. 

Du côté des chaudières au gaz, les règles varient selon les régions. En Wallonie, la fréquence dépend de la puissance de l’appareil. Si celle-ci dépasse 100 kilowatts, le contrôle doit être réalisé tous les deux ans. Pour les chaudières moins puissantes, il est obligatoire tous les trois ans. 

À Bruxelles, en revanche, la règle est la même pour toutes les chaudières au gaz : un contrôle tous les deux ans, quelle que soit leur puissance. Ces obligations concernent aussi bien le gaz de ville que le propane ou le butane. 

Quid des pompes à chaleur ?

Les systèmes plus récents, comme les pompes à chaleur, échappent à ces obligations de contrôle périodique de combustion. Et pour cause : contrairement aux chaudières traditionnelles, ils ne possèdent pas de brûleur et ne fonctionnent pas par combustion. 

Cela ne signifie pas pour autant qu’ils ne nécessitent aucun entretien. Certaines vérifications restent nécessaires, notamment le contrôle de l’étanchéité du circuit frigorifique, selon la quantité et le type de gaz réfrigérant présents dans l’installation. 

Par ailleurs, de nombreux installateurs conditionnent leur garantie à la réalisation d’entretiens réguliers. Des précautions similaires s’appliquent également aux systèmes de climatisation. 

Propriétaire ou locataire, qui doit payer ?

Autre question importante : à qui revient la facture ? En règle générale, c’est à l’occupant du logement de prendre en charge l’entretien courant du chauffage. 

Si vous êtes propriétaire et occupez votre habitation, les frais vous reviennent donc. En revanche, si vous êtes locataire, c’est normalement à vous de payer l’entretien classique, sauf disposition contraire prévue dans votre contrat de bail. 

Des obligations légales

Au-delà des obligations légales, entretenir son chauffage est avant tout une question de sécurité. Une installation mal entretenue peut entraîner des pannes, mais aussi des accidents plus graves, comme une intoxication au monoxyde de carbone, voire, dans certaines circonstances, une explosion.

L’absence d’entretien peut également avoir des conséquences financières. En cas de sinistre, elle pourrait notamment engager votre responsabilité auprès de votre compagnie d’assurances. 

Mieux vaut donc vérifier que votre installation est en ordre avant de la solliciter pleinement cet hiver. 

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