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La flambée extrême des prix des produits pétroliers, à la suite par exemple de la fermeture du détroit d’Ormuz, a un impact plus important que prévu. C’est ce qui ressort d’une nouvelle étude menée par Marthe Mareels, doctorante à l’université de Gand (UGent), sur les conséquences à long terme des chocs pétroliers temporaires.
La situation autour du détroit reste instable, tandis que les relations tendues entre les États-Unis et l’Iran pourraient à nouveau entraîner des restrictions du trafic pétrolier.
Mme Mareels a analysé les données de quinze pays européens entre 1975 et 2019 : la Belgique, l’Allemagne, la Finlande, la France, la Grèce, l’Irlande, l’Islande, l’Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas, l’Autriche, le Portugal, l’Espagne, la Suisse et la Suède. Les grands producteurs de pétrole tels que la Norvège et le Royaume-Uni ont été exclus.
Impact durable sur l’économie belge
Le calcul correspond à une hausse du prix du pétrole de 43%. Pour l’Europe, le produit intérieur brut réel serait, au bout de cinq ans, inférieur d’environ 5% à ce qu’il aurait été sans ce choc. Cette différence persiste même au bout de dix ans, bien que le prix du pétrole soit revenu à son niveau initial neuf ans plus tôt. Pour la Belgique, l’impact est estimé à environ 2,5% au bout de dix ans.
Les répercussions se font surtout sentir sur le marché du travail et les investissements des entreprises. Les personnes qui perdent leur emploi risquent de perdre leurs compétences et leur motivation, et de disparaître définitivement du marché du travail. Pour la Belgique, le taux d’activité serait inférieur d’environ 0,5 point de pourcentage au bout de dix ans. De plus, en raison de la hausse des coûts et du renchérissement du financement, les entreprises reportent ou annulent leurs investissements.



















![Bus_dépôt[1].jpg](https://rtleng.rosselcdn.net/sites/default/files/dpistyles_v2/rtl_16_9_644w/2026/02/06/node_798281/4522288/public/2026/02/06/62040072.jpeg?itok=bNSNk4nM1787678147)



