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La sécheresse de cet été pourrait faire grimper le prix d’un produit très consommé par les Belges : « Ça fait depuis 2012 que je n’ai pas vu ça »

Ajoutez-nous à vos favoris Google Cet été, les températures ont été particulièrement intenses et ont fait des dégâts dans différents secteurs. Les pommes de terre sont directement touchées par cette chaleur inouïe. Notre journaliste Sara Salamone a rencontré Mathieu Colmijn, agriculteur touché par cette problématique.

La récolte des pommes de terre est censée débuter dans quelques jours, et les conditions climatiques n’ont pas favorisé un bon rendement. « On voit que la terre est super sèche, elle sèche sous forme de blocs tellement c’est sec. On arrive à peine à sortir les pommes de terre du sol et on voit qu’elles sont toutes petites pour la date », souligne Mathieu Colmijn, agriculteur.

La taille des patates est particulièrement inquiétante, elles sont quatre fois moins grandes que d’habitude. « Ça ressemble à rien, ce n’est pas des belles patates », insiste l’agriculteur. Cette différence de taille est le résultat d’un climat qui a été compliqué ces derniers mois. Les pluies intenses au printemps ont fragilisé les sols et les chaleurs de l’été les ont asséchées. « Depuis que je suis revenu sur l’exploitation, j’ai jamais vu ça. Donc ça fait depuis 2012, j’ai jamais vu ça », déplore Mathieu Colmijn.

Conséquence directe dans nos friteries

Avec tous ces changements climatiques, la récolte ne sera pas optimale. Pour honorer les contrats fixés à l’avance avec les industries, l’agriculteur devra compter sur les récoltes de l’année précédente stockées dans son hangar. « Ça dépend de la tubérisation des pommes de terre. Quand on plante, il y a des années où il y a beaucoup de tubérisations, ça veut dire que vous avez beaucoup de pommes de terre, alors elles sont plus petites », révèle Stéphane Comijn, également agriculteur.

Cette mauvaise récolte pourra avoir une conséquence directe dans nos friteries, avec une frite plus petite, mais plus chère. « Ce qui est le mieux, c’est une longue pomme de terre et surtout une grosse pomme de terre. Ça, c’est ce qui est le mieux. Mais bon, maintenant, comme les saisons varient très très fort en ce moment, c’est difficile à trouver la frite parfaite », analyse Pascal Willaert, propriétaire d’une friterie. Si les récoltes sont catastrophiques, il faudra compter sur d’autres variétés moins bonnes

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