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BNP Paribas Fortis, plus grande banque de Belgique, a enregistré au cours des six premiers mois de l’année une baisse de 12 % des cas de fraude par rapport au premier semestre 2025.
Il s’agit d’une première, a expliqué Lieve De Mol, responsable du service clientèle de l’institution.
Techniques spécifiques
Malgré une diminution générale de la fraude, certaines techniques spécifiques ont grimpé de 6 %, confirmant une adaptation des comportements des escrocs. Ceux-ci utilisent ainsi plus fréquemment des données volées sur d’autres plateformes afin de gagner la confiance des clients, se faire passer pour une institution tierce et les inciter à effectuer une transaction. Ils tentent également davantage de prendre le contrôle des ordinateurs via des logiciels d’accès à distance ou malveillants pour dérober des fonds.
Les institutions bancaires et les autorités ont intensifié la lutte contre le hameçonnage (ou « phishing » en anglais) ces derniers mois. BNP Paribas Fortis a ajouté 27 nouvelles fonctionnalités de sécurité à ses applications depuis le début de l’année, a ainsi rapporté le CEO Michael Anseeuw lors d’une présentation des résultats semestriels de la banque.
L’entreprise appelle le gouvernement fédéral à faciliter l’échange de données, que ce soit au sein de l’Union européenne ou avec d’autres pays, pour lutter contre la délinquance financière.
Mules financières
Actuellement, les banques se préviennent déjà mutuellement de la présence de mules financières, des personnes qui laissent utiliser leur compte pour blanchir l’argent issu de hameçonnage. BNP Paribas Fortis souhaite notamment élargir cette pratique.
Cet échange de données peut par ailleurs s’avérer utile au-delà du secteur bancaire, assure Lieve De Mol. Elle cite notamment les entreprises de télécommunications. « Parfois, une seule personne entre dans un magasin de nuit pour acheter vingt cartes SIM avec les mêmes données d’identité », illustre-t-elle. Le partage d’informations avec des applications d’identification comme Itsme est également primordial, conclut-elle.





















