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La Belgique est le deuxième pays d’Europe le plus avancé pour les voitures électriques : une variable explique ce classement flatteur

Ajoutez-nous à vos favoris Google La Belgique est le deuxième pays le plus avancé d’Europe en ce qui concerne les voitures électriques. Un classement porté par les voitures de société et un réseau de recharge en forte progression. Les explications de Benoît Duthoo, Nicolas Gustin et Juliette Davlet Mirza Eva.

D’après une étude récente, la Belgique occupe la deuxième place européenne pour les voitures électriques, après la Norvège et avant les Pays-Bas et la Suède.

Ce classement peut surprendre mais s’explique en grande partie par les voitures de société. Ce sont elles qui permettent d’atteindre ces bons résultats.

Xavier Kervyn de Meerendré, directeur de la communication chez Ayens, détaille les critères de l’étude : « Les trois critères principaux sont l’adoption, le coût total de possession d’une voiture et la qualité du réseau de recharge ».

Un réseau de recharge en progrès

Le réseau de recharge a nettement progressé entre 2024 et 2025, tant pour les bornes rapides que pour les bornes ordinaires. Mais ces bornes sont plus nombreuses en Flandre et à Bruxelles qu’en Wallonie. C’est aussi dans ces deux régions que l’on compte le plus de voitures de société. Les deux phénomènes sont liés.

Stijn Blanckaert, directeur général de la fédération des loueurs de véhicules, confirme : « Traditionnellement, la Flandre a toujours été la première en termes d’installation de bornes de recharge, suivie par Bruxelles et après la Wallonie. Aujourd’hui, en Wallonie, on a une évolution positive en termes de bornes de recharge. Mais logiquement aussi, on met des bornes où il y a plus de clients et la majorité des voitures roulent plutôt à Bruxelles et en Flandre et pas en Wallonie ».

Le coût au kilomètre avantage l’électrique

L’étude prend également en compte le coût total de la voiture : prix d’achat, valeur de revente, taxes et consommation. En Belgique, une voiture électrique coûte 33 centimes par kilomètre, contre 40 centimes pour une voiture thermique.

Des progrès restent possibles. Xavier Kervyn de Meerendré le souligne : « Ce qui peut évoluer aujourd’hui encore, c’est la décarbonisation de la production de l’électricité. On a les véhicules, mais il faut les remplir d’électricité. Cette électricité doit être, le plus possible, décarbonée. On peut encore faire des progrès en matière d’infrastructures de recharge. On est bon, mais on n’est pas encore parfait ».

Un chiffre illustre l’écart avec nos voisins : en Belgique, on compte une borne de recharge pour 18 voitures électriques. Aux Pays-Bas, il y a une borne pour seulement deux voitures. Autre piste d’amélioration : l’acquisition de voitures électriques par les particuliers. Aujourd’hui, 85 % des véhicules de société commandés sont électriques. Pour les voitures des particuliers, on en est loin.

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