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Vers une crise du gaz cet hiver ? « On doit s’inquiéter » d’une hausse des prix, prévient une spécialiste… mais pas d’une pénurie

Ajoutez-nous à vos favoris Google Le conflit au Moyen-Orient fait grimper les prix du gaz à l’approche de l’hiver. Faut-il craindre une crise en Europe ? Les experts écartent le risque de pénurie, mais alertent sur la facture des consommateurs.

Le conflit au Moyen-Orient dure, s’enlise, et avec lui, les prix du gaz et du carburant augmentent toujours plus. De quoi se poser une question à quelques mois de l’hiver : se dirige-t-on vers une crise du gaz ?

Sur le plateau de « 15 minutes pour comprendre », Julie Frère, porte-parole de Testachats et Laury Haytayan, spécialiste des questions énergétiques et géopolitiques au Moyen-Orient, étaient les invitées de Jim Nejman afin de tenter de faire toute la lumière sur cette menace.

Cette dernière s’est d’abord montrée rassurante : si on peut craindre une crise, il ne s’agira pas d’une pénurie de gaz, mais d’une hausse des prix de celui-ci. « Une pénurie en Europe ? Non. Doit-on sonner l’alarme ? Non. Doit-on s’inquiéter ? Oui. On doit s’inquiéter parce que la situation au Moyen-Orient, ça continue à s’aggraver. On ne s’attendait pas vraiment à ce que recommence la guerre, on s’attendait à une issue diplomatique, mais on ne l’a pas. Cela veut dire qu’il va y avoir plus de problèmes pour le gaz mondial et on va avoir plus de hausses. Cela va créer une crise de prix, mais pas de pénurie », explique Laury Haytayan.

Pour Testachats, qui s’occupe de la protection des consommateurs, la question est d’autant plus importante. « Le risque est vraiment une hausse des prix importante avec toute une série de facteurs qui vont jouer : les réserves de gaz qui doivent être remplies, la météo à venir pour l’hiver, une issue diplomatique ou non au conflit… Tout ça va avoir un impact très concret sur les prix qui vont être facturés aux consommateurs. D’ailleurs, on le ressent déjà aujourd’hui, en tout cas, en fonction du type de contrat dont on dispose », précise la porte-parole Julie Frère.

En 2022, à la suite de l’envahissement de l’Ukraine par la Russie et de toutes les sanctions qui ont suivi, une situation similaire avait vu le jour. Cependant, pour Laury Haytayan, ce n’est pas encore aussi grave. « En 2022, c’était vraiment grave parce que plus de 50 % du gaz venait de la Russie et on devait donc remplacer ce gaz. Aujourd’hui, on ne part pas de ça, on ne part que de 4 % de la consommation ».

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