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Dans le café de Philippeville où s’est rendu Julien Crête, la gérante, Sarah, l’a constaté plusieurs fois ces dernières semaines au moment de préparer ses verres à bière : l’eau du robinet est plus chaude que d’habitude. Elle l’a particulièrement constaté cet été, d’autant plus qu’elle n’a « pas de pompe pour rafraîchir le verre comme ça arrive dans certains établissements ».
Dans l’une des stations de pompage de l’INASEP (Intercommunale Namuroise de Services Publics), le même constat a été fait. Une nappe phréatique à 2-3 mètres de profondeur a chauffé cette année. « C’est clair qu’au niveau des réservoirs en tout cas, on a vu une légère augmentation des températures de l’ordre d’un degré ou deux », explique Olivier Lahaut, directeur du service production des eaux.
On enregistre des hausses records cette année, de +1 à +3 degrés pour l’eau du robinet. Lors des périodes de crise, les contrôles ont donc été encore plus pointus que d’habitude. « C’est vraiment essentiel de vérifier la qualité microbiologique de l’eau, en particulier en cas de forte chaleur, puisqu’on peut plus facilement avoir une prolifération bactérienne non contrôlée », déclare Carlo Yague, le responsable de laboratoire.
En Belgique, la température maximale autorisée pour l’eau de distribution est de 25 degrés. Nous en sommes donc encore loin avec 21 degrés atteints cette année.





















