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La chaleur et le manque d’eau pèsent lourdement sur les récoltes, déjà qualifiées de « catastrophiques » par certains producteurs. Pommes de terre, céréales, tomates… plusieurs produits pourraient ainsi coûter plus cher dans les prochains mois. Mais dans quelles proportions ? Les consommateurs doivent-ils s’attendre à une forte hausse des prix dans les supermarchés ?
2,50 euros le kilo de tomates, 2,09 euros pour les poires, près d’1,50 euros pour les pommes de terre en vrac. Des prix encore stables mais menacés par de mauvaises récoltes. Dans les prochains mois, certains produits pourraient coûter plus cher au point de pousser les consommateurs à changer leurs habitudes.
« Je ne sais pas si je pourrais manger autrement »
« Il y a des choses dont on devra quand même se passer, ça c’est certain », admet une cliente interrogée. « Moi je peux m’en passer, mais les ados ils aiment bien leur petit accompagnement de pommes de terre à côté », ajoute une autre. « Je ne sais pas si je pourrais manger autrement », avoue une troisième.
Selon un autre consommateur, « il faut aider nos agriculteurs, je crois qu’ils vivent une période très difficile. »
Plusieurs filières sont sous pression. Alors pour amortir ces variations et sécuriser l’approvisionnement, certaines enseignes font appel aux producteurs locaux.
« Nous pouvons toujours nous dépanner ou nous fournir là, c’est ce que nous faisons déjà toute l’année. Donc on ne va pas changer nos habitudes. Et au niveau prix, nous ne sommes pas encore particulièrement impactés », déclare Vincent Heuse, gérant d’un supermarché.
« C’est l’offre et la demande »
Il y a un mois à peine, l’une des variétés de pomme de terre que cultive Mathieu Comijn devait être jetée et ne coûtait presque rien. Aujourd’hui, elle se négocie désormais à 200 euros la tonne, car elle est indispensable pour alimenter le marché. « C’est l’offre et la demande. Donc s’il n’y a pas assez d’offres, inévitablement il y aura une hausse des prix, c’est certain. Surtout que ce qu’il va manquer pour la frite justement, c’est le calibre. Et cette année-ci le calibre, il va vraiment en manquer », affirme le producteur de pommes de terre.
Mais avant ces prochaines mauvaises récoltes, difficile d’estimer l’impact réel de cette hausse des prix en supermarché. « De quelle ampleur, à quel niveau et à quel moment, pour l’instant c’est encore assez compliqué de savoir », avoue Christophe Charlot, rédacteur en chef du magazine Gondola.
Plusieurs facteurs, comme l’origine, doivent être pris en compte selon lui : « Déjà, il y a l’origine des produits. Tout ne vient pas forcément de Belgique, ça peut venir d’autres pays. Et donc l’impact de la sécheresse peut être différent à certains endroits. »
Pour le consommateur, cette hausse ne sera donc pas immédiate. Mais avec des épisodes de sécheresse à répétition, la pression sur les prix pourrait durer ces prochaines saisons.




















