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Salades, choux-fleurs, haricots… La sécheresse et les canicules mettent les cultures à rude épreuve. Les producteurs redoutent une année 2026 catastrophique. Mais les conséquences sur les approvisionnements et sur les prix restent encore difficiles à mesurer.
Les acteurs constatent un approvisionnement en retard ou en quantité moindre par rapport à d’habitude. La sécheresse se fait sentir jusque dans les rayons. La coopérative dans laquelle travaille Victoria Vanderlinden se fournit directement auprès des maraîchers, et dépend donc de leur récolte.
« Plus difficile d’avoir un approvisionnement régulier »
« Les légumes vont plutôt arriver par vagues plutôt qu’un approvisionnement constant. C’est beaucoup plus difficile d’avoir un approvisionnement régulier que d’habitude », constate Victoria Vanderlinden, responsable des magasins Agricovert. « Et aussi parce que nos producteurs vont en priorité écouler leurs marchandises dans leurs propres canaux de production. Donc on doit beaucoup plus aller chercher chez différents producteurs que d’habitude », ajoute-t-elle.
Avec des sols secs, des températures extrêmes, et un faible taux d’humidité, ces producteurs de légumes sont obligés d’irriguer leur culture pour limiter l’impact négatif de la sécheresse.
« On ne sait pas tout arroser, toutes les cultures, tous les coins. Donc on ne sait pas compenser à 100 % une bonne pluie. C’est un impact sur certains légumes en termes de calibre, de qualité », souligne Amaury Vanhulle, maraîcher.
Revoir les exigences la baisse
Une irrigation qui a ses limites. Amaury a en effet dû faire des choix en privilégiant les cultures plus fragiles et les plus gourmandes en eau au détriment d’autres, comme les courges – dont le rendement sera plus faible cette année. « Ça va être un impact sur le calibre moyen qui sera plus petit et sur une récolte beaucoup plus précoce que d’habitude. Et manger du potimarron au mois d’août, en général, les gens ne sont pas demandeurs », déplore le maraîcher.
Dans les supermarchés, les rayons restent bien remplis. Mais pour continuer à s’approvisionner normalement, les enseignes ont dû revoir leurs exigences à la baisse. À plus long terme, certains produits pourraient se faire plus rares.
« On parle des légumes à feuilles, comme les salades. On parle des choux-fleurs, des pommes de terre, des haricots. Mais typiquement pour ce genre de produit, par exemple la salade iceberg, on va accepter au niveau calibre quelque chose de différent de ce qu’on exige d’habitude. Et donc, par exemple, que le grammage soit un peu inférieur par rapport à ce qu’on reçoit normalement », explique Karima Ghozzi, porte-parole de Delhaize.
Avec la répétition des épisodes de sécheresse, les grandes surfaces envisagent de multiplier davantage leurs fournisseurs. De quoi sécuriser leur approvisionnement, et limiter la hausse des prix et les risques de rupture de stock.























