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Aymara est à Marrakech, elle témoigne de la nuit qu'elle vient de vivre: "Tout s'est écroulé devant nous, c'était juste horrible"

Selon un porte-parole des Affaires étrangères, quelque 630 Belges se trouvent officiellement dans la région touchée par

Un puissant séisme a frappé le Maroc dans la nuit de vendredi à samedi. Selon un bilan provisoire, 296 personnes ont perdu la vie. Plusieurs grandes villes du pays ont été touchées, avec d'énormes dégâts. 

Selon les Affaires étrangères belges, environ 630 Belges se trouvent officiellement dans la région touchée par le séisme. Parmi ces Belges, il y a Aymara. Cette Bruxelloise de 24 ans se trouve actuellement à Marrakech avec son copain pour les vacances. Le couple se baladait dans le centre de la ville lorsqu'il a ressenti les secousses. "On marchait et on a senti des secousses directement. On s'est regardés avec mon copain en disant qu'est-ce qu'il se passe? On ne savait pas vraiment. En deux secondes, il y a tout qui s'est écroulé devant nous", explique la jeune femme. 

On voyait bien que c'était la panique à bord

Pris de panique, ils ont commencé à courir. "On voyait plein de gens qui sortaient de chez eux. Des hurlements, des pleurs. C'était juste horrible. On a croisé des touristes, on est resté avec eux pendant 5-10 minutes. Et puis, on a croisé également des locaux qui nous ont rassurés. Ils étaient super sympas avec nous, mais bon, on voyait bien que c'était la panique à bord", poursuit Aymara.

Tout le monde s'est ensuite rassemblé sur la place Jemaa el-Fna. "On nous a dit que c'était mieux de rester là." Des centaines de personnes sont restées sur cette place emblématique de la ville pour y passer la nuit, de crainte de répliques. Certains étaient munis de couvertures, d'autres dormaient à même le sol. 

Un puissant séisme a frappé le Maroc dans la nuit de vendredi à samedi.

"Il y avait tout qui s'est écroulé, donc c'est juste horrible...", confie la Bruxelloise. "Après, on n'a pas vraiment reçu d'instructions au niveau des autorités." Aymara et son copain sont restés jusqu'à 4h du matin sur la place Jemaa el-Fna avant de regagner leur riad. "On a essayé de dormir, mais c'était presque impossible", glisse-t-elle. 

Une autre Belge aussi sur place

Ines nous a contactés via le bouton orange Alertez-nous, elle explique, elle aussi, avoir été "témoin du tremblement de terre à Marrakech." La jeune femme était en vacances avec une amie dans la ville marocaine lorsqu'elle a ressenti les secousses. Elle raconte: "Vers 23h, j'étais à Marrakech avec une amie dans notre Airbnb quand, tout à coup, on a senti des secousses. Tout le bâtiment a tremblé, on a cru que le bâtiment allait s'effondrer."

Une seule chose traverse alors leur esprit: fuir pour sauver leur vie. "Par instinct de survie, on a vite quitté les lieux. On est descendu par les escaliers. On a entendu des cris, des pleurs... On est descendu très rapidement à l'extérieur du bâtiment. On a vu des gens en pyjama, pieds nus... Des personnes en panique, des personnes âgées, des personnes handicapées", poursuit la jeune femme. 

Toutes les personnes de leur immeuble ont quitté les lieux et se sont rendues dans la rue. "On a vraiment eu une panique générale."

Ines nous a contactés via le bouton orange Alertez-nous, elle explique avoir été "témoin du tremblement de terre à Marra

 

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