En cette journée mondiale contre le sida, une bonne nouvelle fait toujours plaisir. Un vrai miracle a eu lieu : Timothy Brown, un homme de 45 ans infecté par le VIH est guéri ! Il est le premier homme à être venu à bout du virus.
Ce jeudi a lieu la journée mondiale contre le sida et les chiffres sont de plus en plus inquiétants. Mais une bouffée d'optimisme est à signaler: Timothy Brown, un homme de 45 ans, qui était jusqu’alors atteint du virus d’immunodéficience semble s’en être débarrassé. Au début, quand ses médecins lui ont annoncé la nouvelle, il n’y a pas cru. Il a fallu attendre qu’il lise un article scientifique le concernant pour l’accepter. "Oui je suis guéri, les médecins ont testé mon sang des milliers de fois, et plus personne n’a trouvé de trace du VIH dans mon corps. Je sais que c’est difficile à croire, ça paraît tellement incroyable, comme un film de science-fiction, mais c’est vrai!", a-t-il expliqué au micro de Rémy Sulmont pour RTL France.
Greffe de moelle
Tim Brown avait contracté le virus en 1995. On lui avait alors promis deux ans de vie, étaient ensuite arrivés les rétros viraux, et enfin en 2007, il avait déclaré une leucémie. Pour sa greffe de moelle osseuse, les médecins ont trouvé un donneur dont les cellules résistent au VIH, une mutation génétique rare. Cinq ans après la greffe, Tim Brown est le seul homme au monde qui a eu, mais qui n’a plus le Sida.
Miracle ou science?
Un miracle ou de la science ? "C’est difficile de répondre. De la science pour l’essentiel et pour une part un miracle. Ma mère pense que c’est un miracle car ma famille priait pour moi, mais sans la science rien ne serait arrivé. Je crois au miracle de la science", a-t-il indiqué, heureux.
Thérapie par la génétique
Le cas unique de Tim Brown a montré l’intérêt de la thérapie par la génétique. "Mon cas a montré une nouvelle piste pour traiter le sida, une piste qui n’était pas envisageable il y a quelques années." L’effet miraculeux, a-t-il ajouté, c’est d’avoir redonné espoir aux scientifiques qui trouveront un remède contre le virus.
Des tests cliniques basés sur ce cas unique devraient d’ailleurs commencer en 2012.
