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Theo Francken accueilli sous les coups de chaussure et les huées à Gosselies

Theo Francken était invité ce lundi soir par des mandataires du MR pour la conférence "Un gouvernement qui ose réformer nos politiques d'immigration", qui se tenait à l'hôtel Van der Valk, tout proche de l'aéroport de Gosselies. Le secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration a été accueilli sous les huées ce lundi soir. Certains manifestants ont même brandi des chaussures et tenté de le frapper symboliquement.
 
Dernièrement, le secrétaire d'Etat à l'Alise et la Migration a créé la polémique par sa manière de gérer la demande de visa d'une famille d'Alep. Il a notamment refusé de suivre la décision de la cour d'appel de Bruxelles, qui l'enjoignait d'accorder à la famille un visa. Des défenseurs des droits des réfugiés mécontents  sont ainsi venus manifester leur opposition à la politique de Theo Francken. "Je fais partie d’un groupe de soutien aux sans-papiers et je trouve ignoble tout ce qu’il est en train de mettre sur pied par rapport à des gens qui sont finalement les plus faibles de notre société" déclarait une militante à l'entrée de la conférence. "Ce n'est pas un problème d'immigration, c'est un problème de populisme" avancait un autre.  


 

Le député Denis Ducarme a évoqué le refus de Paul Magnette, dimanche, de rencontrer le secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration Theo Francken dans les circonstances actuelles. La réunion de ce lundi a fait, a-t-il dénoncé, l'objet de manœuvres d'intimidations sur les réseaux sociaux qui ont dissuadé un certain nombre de personnes intéressées d'y participer. Des personnes présentes dans la salle l'ont alors interrompu, criant que la démocratie consistait aussi à laisser entrer dans la salle ceux qu'on empêchait d'y accéder. Des cris de "fascistes" se sont encore élevés et un des spectateurs a été forcé à sortir de la salle, Denis Ducarme s'efforçant de reprendre son exposé, avant qu'un autre spectateur soit à son tour évacué après avoir été plaqué au sol. Denis Ducarme a alors brièvement résumé la politique gouvernementale avant de donner la parole à Theo Francken. "Il y a eu un peu de violence. C'est dramatique qu'on en arrive là dans le cadre d'un débat qui doit être serein, qui doit nous donner la possibilité d'exposer tranquillement notre projet politique en matière d'immigration" précise Denis Ducarme.

Sur le fond, plus sereinement, Théo Francken a également abordé le sujet brûlant du moment: cette famille syrienne empêchée d'obtenir un visa malgré une décision de justice. Le secrétaire d'Etat ne comprend pas le refus de la piste d'un visa humanitaire pour le Liban: "moi, la priorité c'est de sécuriser cette famille et ses deux enfants. Je ne comprends pas".