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Le fils de Frédéric François : "J'ai fait un album pour les gens de 7 à 77 ans"

B. Enzo, alias Vincent Barracato, est le fils de Frédéric François. Même si c'est plus évident physiquement que musicalement. Il vient de sortir son premier album, " Until death do us part ".

Quelle est votre expérience dans le domaine musical ?

J'ai commencé par des cours de piano, à l'âge de 4 ans. Ce qui fait que j’ai appris à lire et à écrire la musique avant le français. C’est donc ma " première langue ". Je suis capable de retranscrire immédiatement une mélodie qui passe à la radio. Ensuite, ce fut l’Académie de Huy, section piano, et le conservatoire royal. Puis, je suis parti à Los Angeles et j’ai monté plusieurs groupes. J’ai aussi réalisé une quinzaine d’albums de mon père, comme arrangeur et ingénieur du son.  

Est-ce énervant d’entendre : " C’est le fils de... " ?

Non. Mon père a quarante ans de carrière et je suis en admiration devant lui. Il a su se faire un public fidèle et a traversé toutes les modes. C’est 10/10. Toutefois, cela ne constitue pas un avantage pour moi. Dans ce métier, on ne travaille pas avec les gens pour leur faire plaisir. Je pense que si mon père m’a engagé, c’est parce que j’étais compétent et non parce que j’étais son fils.  

Vous avez 39 ans. C’est déjà un âge assez avancé pour commencer à sortir des albums...

Il faut faire son chemin. Dans mon cas, c’était faire ses preuves grâce à un autre projet musical et se mettre en confiance. Petit à petit, j’ai eu envie de m’exprimer à travers ma propre musique. J’ai commencé à composer une chanson, puis deux, jusqu’à trente. Puis, j’en ai sélectionné dix pour les placer sur ce CD.  

Le superbe Until death do us part, qui donne son nom à l’album, est une ballade. Aujourd’hui, en discothèque, on n’entend plus de slows. Il ne faut pas se nourrir de préjugés. Il y a beaucoup d’autres exemples de ce genre de musique dans la production actuelle : Coldplay, Muse, James Blunt... Alors, pourquoi pas ? Il existe plusieurs publics et ce qui est le plus important, c’est la mélodie et le texte. Une chanson vous touche ou ne vous touche pas. J’ai essayé de faire un album qui mélangeait les genres et pouvait s'écouter sans zapper. Je serais le plus heureux du monde s’il touchait les gens de 7 à 77 ans. (Rires.)  

Qui vous inspire ?

J’ai fait un melting-pot de tout ce que je pouvais capter dès le plus jeune âge. Debussy, Stevie Wonder, Michael Jackson, Ray Charles, Bob Marley. Surtout de la soul, du funk, du R&B. Raison pour laquelle je chante en anglais.  

Retrouvez l’intégralité de l’interview dans Ciné-Télé-Revue  du 17 novembre 2011.  

Propos recueillis par Stéphane Cool

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