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Eric Lammers, figure du grand banditisme, soupçonné d'agressions sexuelles à Charleroi: des photos compromettantes retrouvées dans un ordinateur

Eric Lammers, figure du grand banditisme, soupçonné d'agressions sexuelles à Charleroi: des photos compromettantes retrouvées dans un ordinateur
 
 

En février dernier, nous vous révélions que le célèbre truand Eric Lammers, surnommé "la bête", venait d’être extradé de la Serbie vers la Belgique. Il est soupçonné d’avoir commis, à Charleroi, des agressions sexuelles sur au moins une fillette âgée aujourd’hui de 12 ans.

D’après les éléments du dossier, deux autres mineurs pourraient être concernés. Il s’agit de la sœur de la première victime, elle a 9 ans, et d’un garçon de 11 ans. Le suspect et son père sont tous deux en détention concernant ce dossier de viols et d'attentats à la pudeur sur mineurs.

Des photos compromettantes

Le passé judiciaire d’Eric Lammers est extrêmement lourd. Cette figure du grand banditisme, qui s'est "repenti" par l'écriture, a déjà été condamné en 1991 pour l’assassinat de deux bijoutiers anversois. Ancien membre du groupuscule d’extrême-droite WNP, son nom apparaît également dans le dossier toujours irrésolu des tueurs du Brabant.

"La bête" a également des problèmes judiciaires lié aux mœurs, il a déjà été condamné pour détention pour détention d’images pédopornographiques (2007) et poursuivi pour des agressions sexuelles contre son ancienne belle-fille, Laura. Un dossier pour lequel il a été acquitté faute d’éléments.

Eric Lammers et son père Maurice sont désormais suspectés d’avoir abusé de petites voisines qui venaient régulièrement passer du temps à leur domicile dans la région de Charleroi.

D’après nos informations, les enquêteurs ont trouvé des photos sexuellement explicites d’une des deux jeunes filles dans l’ordinateur du patriarche. Ces clichés, qui montrent l’enfant en train d’être abusé, sont pris dans la chambre d'Eric Lammers et selon les déclarations de l’enfant, il en serait l’auteur.

J’espère que la justice va comprendre qu'il faut l’empêcher de faire du mal

Après avoir découvert ces éléments accablants, la parole des jeunes filles a en effet été recueillie par des policiers lors d’auditions vidéo-filmées. Les enfants évoquent notamment des scènes de bains dénudées, des "câlins" et des attouchements. Elles précisent également que Maurice Lammers leur aurait montré un film à caractère pornographique.

Laura, l’ancienne belle-fille d’Eric Lammers, soutient qu’elle aussi avait été contrainte de regarder des images à caractère sexuel. Aujourd’hui, elle explique : "Je suis triste d’apprendre encore une fois que je n’étais pas un cas isolé, j’aurais préféré l’être car je ne souhaitais ça à aucun enfant. J’espère que la justice va comprendre cette fois qu’il faut canaliser cette personne, l’empêcher de faire du mal. Car il y a peut-être encore d’autres enfants qui n’ont même jamais osé parler, car on a bien peur de s’attaquer à 'la bête'. Il est temps que ça cesse."

La loi du silence

De bonnes sources, il nous revient qu’un jeune garçon de 11 ans fréquentait également la maison. Face aux enquêteurs, Fabrice (prénom d’emprunt) minimise sa présence dans l'habitation des Lammers et les contacts qu’il a eus avec ses deux voisines, les victimes présumées. Il aurait lui aussi visionné un film pornographique avec le patriarche.

Lors de son audition, l’enfant ment sur des choses anodines et se contredit notamment concernant les films qu’il regarde chez les Lammers. Les enquêteurs arrivent alors à la conclusion qu'il semble avoir été conditionné pour ne pas parler spontanément de ce qu’il sait et de ce qu’il a vécu.

Nous avons contacté Sébastien, le père des deux filles mineures. Il déclare : "Je sais qu’un autre enfant (Fabrice) était régulièrement présent chez Maurice Lammers et je pense qu’il faut le considérer comme une victime potentielle des Lammers. Les éléments sont dans le dossier et nous attendons que la justice fasse son travail."

Depuis son arrestation, Eric Lammers se retranche derrière son droit au silence. Il est défendu par le duo d’avocats Henri Laquay et Patrick Maricot. Maurice Lammers est quant à lui défendu par Me Caroline Lepied. Il passera devant la Chambre du conseil le 31 mai afin de décider s’il reste en détention. 


 




 

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