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La Belgique prête main-forte à la police kazakhe

La Belgique prête main-forte à la police kazakhe

(Belga) La Belgique a accepté une demande de coopération judiciaire de la part du Kazakhstan visant la réfugiée politique Bota Jardemalie, dont l'habitation a été perquisitionnée en présence vraisemblablement de deux agents kazakhes, rapporte Le Soir mercredi.

Mme Jardemalie fait l'objet d'une demande de coopération judiciaire de la part du Kazakhstan. Un pays duquel son statut de réfugiée politique, octroyé en 2013, est censé la protéger. La Belgique a donc donné suite à une demande d'entraide émanant du pays qui persécute la personne visée. Une visite domiciliaire a eu lieu le 1er octobre, en présence de deux agents non identifiés s'exprimant en russe - donc vraisemblablement des policiers kazakhs, relève le quotidien. Ceux-ci ont pu consulter des documents sur le bureau de Mme Jardemalie. "On s'apprête à livrer sur un plateau à l'Etat kazakh une liste d'opposants politiques et cela créerait un précédent mettant en danger tous les réfugiés politiques, les avocats et les militants des droits humains vivant ici. Je lance un appel urgent pour que la Belgique ne transmette rien au Kazakhstan. Par contre, pour les documents consultés par les policiers kazakhs chez moi, il est déjà trop tard...", déclare Mme Jardemalie. "La Belgique se rend-elle compte des conséquences de cette collaboration avec la dictature kazakhe? (...) Je veux espérer qu'il s'agit d'une négligence qui va rapidement être corrigée", poursuit-elle. Outre la juge d'instruction, deux autorités ont validé la demande de coopération du Kazakhstan : le parquet de Bruxelles et le ministère de la Justice. Sollicités tous deux par Le Soir, aucun n'a répondu. Réfugiée politique, opposante désignée et avocate au barreau de New York, Bota Jardemalie est une cible de longue date du régime kazakh. Elle paye sa proximité avec un opposant politique, Mukhtar Ablyazov. Ce dernier a été ministre avant de tomber en disgrâce. (Belga)

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