En ce moment
 

Le journaliste du Morgen qui a rencontré Fouad Bennane avant son arrestation s'explique: "Il disait que ça va faire BOUM. Il va y avoir un attentat"

Pour quelles raisons Fouad Bennane, l'ancien codétenu de Benjamin Herman a-t-il été arrêté hier? Mathieu Col et Pierre Halterman ont rencontré le journaliste du Morgen spécialisé dans le terrorisme qui a eu une discussion avec Bennane en début de semaine. Il explique pourquoi il a préféré appeler la police après son entretien...

Bruno Struys est journaliste. Il travaille depuis plusieurs années sur le phénomène du terrorisme islamiste. Dans le cadre d’une enquête qu’il mène, il rencontre mardi après-midi Fouad Bennane à Liège. Après 45 minutes d’entretien et quelques whiskys, l’homme semble imprévisible.

"Il disait, ça va faire BOUM. Il va y avoir un attentat. Les soldats de l'Etat islamique vont venir. Je ne sais pas à quelle heure exacte, ils vont venir ce soir", détaille Bruno Struys.

Fouad Bennane dit avoir des informations, nous sommes une semaine après la tuerie de Liège et la ville enterre ses policière. L’homme a beau être saoul en proférant ses menaces, le journaliste décide de prévenir la police.

"J'ai jamais fait, parce que je pense que c'est très important qu'un journaliste protège ses témoins. Mais je dois avouer que j'ai peut être fait le contraire. Mais je ne pouvais pas faire autre chose, prendre le risque que quelque chose se passe et avouer après que j'étais au courant. Je ne pouvais pas faire", explique le journaliste.

Pendant tout l’entretien, Fouad Bennane se vante d’être influent au sein du groupe terroriste Etat islamique. Il faut dire que l’homme est celui qui a radicalisé Benjamin Herman.

"Pour l’OCAM, je suis déjà un grand terroriste, et je suis d’accord avec leur analyse. Je suis un chef pour l’Etat islamique. Je ne suis pas allé en Syrie, mais j’ai des contacts importants avec les chefs là-bas."


Fouad Bennane était en libération conditionnelle pour deux semaines. L’une des conditions était de suivre un programme de déradicalisation.

Vos commentaires