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Fête nationale: le défilé aérien, catastrophe économique pour nos compagnies aériennes

Fête nationale: le défilé aérien, catastrophe économique pour nos compagnies aériennes
 
 

C’est ce que dénonce l'organisation patronale flamande Voka Hal-Vilvorde. Ils rappellent qu’une minute de retard se chiffre à 81 euros pour une compagnie aérienne. En raison du défilé aérien, Brussels Airport va devoir fermer durant au moins une heure trois jours de cette semaine. Résultat : une perte de "plusieurs centaines de milliers d'euros" que nos compagnies "n'ont pas", regrette le Voka.

Brussels Airport sera fermé au moins une heure mardi, jeudi et dimanche aux atterrissages dans le cadre du défilé aérien organisé pour la Fête nationale. "Les compagnies aériennes se trouvent déjà dans une situation économique extrême" et peuvent difficilement supporter les coûts supplémentaires engendrés par cette fermeture, souligne mardi le Voka dans un communiqué.

Vols déviés

Aucun atterrissage n'a eu lieu ce mardi entre 15h et 16h, et cela sera également le cas jeudi dans le cadre des répétitions du défilé aérien de la Fête nationale, ainsi que dimanche entre 17h et 18h en raison du défilé aérien. Les compagnies aériennes devront dévier une série de vols vers des aéroports avoisinants, selon l'organisation patronale. Ces déviations et les retards qu'ils engendreront imposeront des coûts importants à Brussels Airport et aux compagnies aériennes. Il n'est en outre pas impensable que les compagnies charter effectuent une rotation en moins.

"Préférable pour notre économie de limiter le défilé aérien"

"Presque toutes les compagnies aériennes belges tentent actuellement de nouer les deux bouts", souligne le Voka. "Eurocontrol estime à 81 euros le coût d'une minute de retard pour une compagnie aérienne." La fermeture provoquera des milliers de minutes de retard. "Une évaluation prudente des coûts pour les compagnies aériennes belges risque de grimper à plusieurs centaines de milliers d'euros, une somme que les entreprises n'ont pas", dénonce l'organisation patronale. Le Voka Hal-Vilvorde conclut qu'il "aurait été préférable pour notre économie de limiter le défilé aérien".





 

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