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Bart De Wever veut maintenir en détention les prisonniers radicalisés: les membres du gouvernement divisés sur la question

Bart De Wever veut maintenir en détention les prisonniers radicalisés: les membres du gouvernement divisés sur la question

Depuis l'attaque de Liège, la radicalisation dans les prisons est au centre des débats. Nous vous en parlions, ce samedi: cette année, 28 détenus radicalisés sont libérés. Bart De Wever a proposé de maintenir en détention tous les prisonniers radicalisés, tant qu'il existe une menace. Une déclaration qui a fait réagir ce midi sur le plateau de C'est pas tous les jours dimanche. Analyse dans le RTLinfo 13H de Loïc Parmentier.

Enfermer à vie les terroristes, les personnes radicalisées: l’idée émane de Bart De Wever, président de la N-VA, qui s'est exprimé ce week-end. Bien sûr, cela fait écho au cas de Benjamin Herman. L’auteur de l’attentat de Liège, qu’il a commis lors d’un congé pénitentiaire.

Bart De Wever, président de la N-VA: "On ne devrait jamais les libérer. Va-t-on libérer un prisonnier de guerre avant la fin d’un conflit? Personne ne le ferait".

Sur le plateau de C’est pas tous les jours dimanche, une première réaction: celle du ministre de la Justice Koen Geens (CD&V). "Vous savez suffisamment que j'ai peur de ce genre de déclaration conjoncturelle en raison d'un drame parce que c'est toujours dangereux", confie-t-il.

Didier Reynders, vice-premier ministre MR, est loin d’être aussi catégorique. Pour lui, la proposition de Bart De Wever de prison à vie n’est pas une si mauvaise idée: "Je dis que dans un certain nombre de cas, la question sera posée, individu par individu, je n'y suis pas opposé. Les peines incompressibles iront parfois jusqu'à un maintien d'un encadrement à vie. Simplement, parce qu'on ne peut pas prendre le risque de laisser ressortir. Je crois qu'en tous les cas on doit revenir à une logique de peines plus incompressibles que ce qu'on ne fait maintenant. Et puis se poser dans certains cas, de la mise à disposition du gouvernement".

Au final, cela donne l’image d’un gouvernement divisé sur la question de cette déclaration de Bart De Wever. Le tout sur fond de campagne électoral.

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