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Les ministres flamands ont prêté serment: le casting a des répercussions au fédéral (photos et vidéo)

Les membres du nouveau gouvernement flamand ont prêté serment mercredi au Parlement flamand. Le ministre-président Jan Jambon a en outre prêté serment devant le Roi. Vers 15h00, il prononcera sa déclaration gouvernementale devant le parlement.

Le Gouvernement Jambon 1er sera composé de 9 ministres: 4 à la N-VA, en plus de la ministre-présidence, 3 au CD&V et 2 pour l’Open Vld. L'accord pour le nouveau gouvernement flamand obtenu par les négociateurs des trois partis de la majorité (N-VA, CD&V, Open Vld) a été approuvé par leurs militants à une très large majorité: 86% des militants ont donné leur accord. 
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Parmi les ministres, il y a des noms peu connus du grand public comme Matthias Diependaele à la N-VA ou Benjamin Dalle chez les démocrates chrétiens. Et puis, il y a des poids lourds politiques.


Les visages du gouvernement flamand



À la N-VA, Jan Jambon est le ministre-président. Âgé de 59 ans, le futur ministre-président flamand Jan Jambon prend la tête d'un gouvernement que s'était engagé à diriger le président de la N-VA, Bart De Wever, en cas de victoire électorale lors des scrutins. M. Jambon était vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur dans le gouvernement Michel que les nationalistes ont fini par quitter en décembre 2018, refusant, en période électorale, le ralliement de la coalition suédoise au pacte de l'ONU sur les migrations. 



Zuhal Demir, ex-secrétaire d'Etat fédérale, connue pour son franc parler, reçoit l'Energie et l'Environnement. Jusqu'à ce que la N-VA quitte le gouvernement Michel en décembre 2018, elle était secrétaire d'Etat chargée de la Lutte contre la pauvreté, de l'Egalité des chances et des personnes handicapées. Elle affiche ses revendications nationalistes flamandes, héritées de ses origines kurdes. Elle est avocate de formation, licenciée en droit à la KUL et en droit social à la VUB.


 
Ben Weyts devient lui ministre de l'Enseignement, du bien-être animal et du sport, tout en assurant la Vice-présidence du gouvernement Jambon. Agé de 48 ans, ce licencié en sciences politiques de l'Université de Gand est l'un des meilleurs connaisseurs de la mécanique interne du parti nationaliste, après avoir fait ses premières armes en politique, comme beaucoup d'élus N-VA, à la Volksunie. Aux élections régionales de mai dernier, il a enregistré le meilleur score en voix de préférence en Brabant flamand (64.640 voix). 

Theo Francken, était pressenti pour porter les couleurs de la N-VA au gouvernement flamand, mais l'ancien secrétaire d'État à l'asile et la migration reste, lui, disponible pour monter au fédéral, si les autres partis acceptent cette idée. À moins qu'il ne prenne enfin les rennes du parti. La Présidence de la N-VA, la succession de Bart de Wever, un poste qui lui est promis depuis plusieurs années.


 
Autre figure connue, côté CD&V, cette fois : Hilde Crevits à l'Emploi et à l'Economie. Après des études de droit à l'Université de Gand, elle devient avocate au barreau de Bruges et assistante à temps partiel en droit civil. Son style direct et parfois impatient allié à une communication bien huilée font merveille.


 
Appelé à devenir ministre des Finances, du Budget, et du Logement, Matthias Diependaele, N-VA, sera sans nul doute, pour le public francophone, parmi les moins connus des membres du gouvernement flamand emmené par Jan Jambon. Agé de 40 ans, il est le chef du groupe N-VA au parlement flamand depuis 2013. Diependaele est licencié en Droit de la KULeuven depuis 2006. C'est aussitôt son diplôme en poche qu'il entame sa carrière politique. En 2009, il est élu pour la première fois au parlement flamand.



Le futur nouveau ministre flamand du Bien-Etre, Wouter Beke (CD&V), n'a qu'une courte expérience en tant que membre d'un gouvernement puisqu'il a succédé, au gouvernement fédéral minoritaire et en affaires courantes, à la fin du mois de juin dernier, à Kris Peeters, parti occuper son siège au parlement européen. Jusque-là, il était vu comme un stratège. Il négocie pour le CD&V la sixième réforme de l'État et son parti progresse, à l'instar des autres formations flamandes qui ont participé au gouvernement Di Rupo.


 
Quasi inconnu de l'opinion publique francophone et encore peu en vue dans celle du nord du pays, Benjamin Dalle (CD&V) entre au gouvernement flamand où il sera notamment chargé des Affaires bruxelloises. Ce juriste de 37 ans, diplômé de l'université de Gand, fait depuis un certain temps figure de promesse talentueuse au CD&V. Durant un peu plus d'une décennie, il a œuvré dans les coulisses de la rue de la Loi. Il débarque sous les feux de la rampe après un riche parcours dans l'ombre.


 
Enfin, les deux noms manquants de l'Open VLD ont été annoncés en fin de matinée. À la mobilité et aux travaux publics, on retrouve Lydia Peeters. À 50 ans, la ministre de l'Open VLD a rempli de nombreuses fonctions, sans pour autant être très connue auprès du grand public. Elle a été bourgmestre de Dilken-Stokkem, mais aussi ministre flamande du budget et des finances. 


 
Dernier nom annoncé ce matin : Bart Somers, aux affaires intérieures. Licencié en droit, Bart Somers a fait ses premiers pas en politique au sein de la Volksunie. C'est toutefois essentiellement en tant qu'ex-président de l'Open VLD et bourgmestre de Malines que le futur ministre, âgé de 55 ans, évoque quelques souvenirs dans l'opinion publique francophone.


Les conséquences sur le gouvernement fédéral

Wouter Beke, le président du parti, s'occupera du Bien-Être. Il va donc quitter le gouvernement fédéral trois mois seulement après avoir prêté serment. Il y remplaçait Kris Peeters, parti à l'Europe.

Ajoutons que Didier Reynders et Charles Michel, vont eux aussi, dans quelques semaines, passer la main. Il ne restera plus grand monde, dans cet exécutif en affaires courantes. Pourtant, les négociations pour former une nouvelle équipe, un nouveau gouvernement fédéral, sont toujours aussi peu avancées.

Retenons aussi que la N-VA hérite du portefeuille de l'enseignement. Une première, pour un parti nationaliste. Bart de Wever a d'ailleurs souligné l'importance d'un tel portefeuille, pour son parti.

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