"Nous voulons être plus crédibles": voici ce que contient la nouvelle charte des gilets jaunes

Les premiers gilets jaunes sont apparus à la mi-novembre, en France. Quel est l'avenir de ce mouvement citoyen chez nous? Les gilets jaunes veulent mieux se structurer pour mener des actions efficaces, avec des personnes représentatives, mais pas de hiérarchie.

Des gilets jaunes étaient mobilisés ce matin en province de Luxembourg. Leur porte-parole va les solliciter pour valider une nouvelle charte, sorte de code de bonne conduite du gilet jaune. On peut y lire, par exemple: "Avoir une attitude pacifique et respectueuse", "Ne pas prendre de décision sans l’approbation de la majorité".


 

"Un cadre dans le mouvement gilets jaunes, avec des personnes représentatives"

Cette charte a été adoptée par des représentants du mouvement de Wallonie, de Bruxelles et de Flandre. Ils se sont réunis cette semaine. Elle doit désormais être approuvée. "L’idée, c’est vraiment ça aujourd'hui, de se structurer au niveau national, d’avoir une structure non pas pyramidale avec des chefs ou des leaders, mais un cadre dans le mouvement gilets jaunes, avec des personnes représentatives", explique Eric Lemert, porte-parole des gilets jaunes de Marche-en-Famenne.


"Nous voulons être plus crédibles"

Leur volonté est de se structurer pour faciliter la communication avec les interlocuteurs potentiels, et mieux se coordonner pour mener des actions plus percutantes. "L’idée est d’avoir de plus gros rassemblements plutôt que de petites actions éparses", a déclaré Marc-Henri Jamain, porte-parole des gilets jaunes de Wierde. "Nous voulons être plus crédibles. Que l’on arrête de penser que les gilets jaunes ne sont pas d’accord. Montrer que nous sommes unis", a exprimé Stéphanie Servais, gilet jaune de Wandre.


"L’idée, c’est d’essayer de limiter les actions qui embêtent un peu le citoyen"

La coalition naissante annonce des actions surprise durant le premier semestre. "L’idée, c’est d’essayer de limiter les actions qui embêtent un peu le citoyen, pour aller vers des actions qui toucheraient plus l’Etat, le niveau des multinationales par exemple, des grands groupes, des choses parastatales, où l’Etat est impliqué", ajoute le porte-parole des gilets jaunes de Marche-en-Famenne.

Autre élément propre à cette réorganisation: le souhait de gilets jaunes d’exclure les manifestants aux attaches politiques. En province de Luxembourg, certains sont chargés de les identifier pour leur demander de quitter le mouvement.

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