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11 militaires désormais écartés des dépôts d'armes et des lieux sensibles, annonce la ministre de la Défense

 
 

Jürgen Conings, le militaire d'extrême droite en fuite depuis lundi soir, est désormais également recherché à l'international. Son nom et deux photos se trouvent en effet sur le site d'Interpol. Des mesures ont été prises au sein de l'armée afin d'écarter des militaires fichés n'aient plus accès aux armes et lieux sensibles, a indiqué la ministre de la Défense sur le plateau de C'est pas tous les jours dimanche.

Jürgen Conings, un militaire de 46 ans, probablement armé et donc jugé dangereux, est activement recherché principalement dans la province néerlandophone du Limbourg, non loin de la frontière avec les Pays-Bas. D'après des lettres retrouvées par les enquêteurs, cet homme fiché comme étant un sympathisant de l'extrême droite semble déterminé à s'en prendre à des représentants de l'Etat et à des virologues. Cet instructeur dans l'armée est soupçonné d'avoir dérobé plusieurs types d'armes à feu dans sa caserne avant de prendre la fuite.

Fiché par l'Ocam pour ses idées d'extrême droite, il avait déjà été sanctionné par la Défense. Ce qui ne l'a cependant pas empêché d'avoir accès à des armes lourdes.

"C'est anormal qu'une personne avec de telles opinions puissent avoir accès un arsenal d'armes. Il n'est pas normal non plus qu'il puisse sortir de la caserne avec des armes et munitions sans contrôle. Ce pourquoi j'ai immédiatement demandé qu'il y ait une enquête interne qui soit réalisée, quant au suivi par nos services de renseignement, quant à la politique d'affectation", a réagi la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder (PS) sur le plateau de C'est pas tous les jours dimanche.

Face à cela, des "mesures immédiates", ont été prises, a indiqué la ministre de la Défense. Actuellement, 11 militaires sont suivis par le SGRS (le Service général du Renseignement et de la Sécurité de l'armée) en Belgique. Pour l'instant, ils n'auront plus accès aux lieux et informations sensibles. "J'ai demandé immédiatement au chef de la Défense de revoir les procédures pour que ces personnes soient, par mesure de prévention, écartées pour le moment des dépôts d'armes et qu'elles ne puissent plus avoir accès aux informations et lieux sensibles", a-t-elle indiqué. La mesure est effective depuis hier soir, a-t-elle ajouté. 


 




 

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