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Des parents invités à venir chercher leurs enfants à l'école du Shape: des instituteurs et la directrice refusent de travailler suite au retour de la préfète

Des parents invités à venir chercher leurs enfants à l'école du Shape: des instituteurs et la directrice refusent de travailler suite au retour de la préfète

Il y a un mouvement de grogne à l'Ecole Internationale du Shape, à Mons. L'établissement dépend de la Fédération Wallonie-Bruxelles et compte une section primaire et une section secondaire. Des instituteurs primaires sont en grève actuellement, un mouvement spontané qui a pris de court la préfète et les parents.

"Une grosse partie des instituteurs, ceux qui sont affiliés à la CGSP", ne sont pas venus travailler ce jeudi, nous a expliqué Sylvie Urbain, préfète des études de l'école, un rôle qui chapeaute les directions des deux sections.

La directrice de la section primaire fait partie du personnel absent. "Rien n'a donc été prévu par la direction, on a dû tout organiser au niveau des repas, de la distribution d'eau, et des surveillances. Des instituteurs du secondaire se relayent. La situation est sous contrôle", rassure la préfète, qui explique que "les parents ont été prévenus et ceux qui le peuvent viennent chercher leur enfant".

Pourquoi ce mouvement de grogne ?

La situation est assez délicate, car c'est justement la préfète qui est au cœur du mouvement de grogne. "Il y avait eu un préavis de grève déposé dernièrement à mon encontre", explique Sylvie Urbain, qui évoque des problèmes "de relations interpersonnelles" avec certains instituteurs.

Suite à ce préavis, la préfète avait été suspendue, "mais le Conseil d'Etat vient de casser cette décision en urgence". Après 9 jours d'absence, elle était donc de retour ce jeudi matin, ce qui a provoqué "un mouvement de rébellion" des enseignants concernés, estime notre interlocutrice. "Ils ne respectent pas une décision de justice de la plus haute instance du pays".

Difficile de connaître la suite des événements. La préfète ne la connait pas non plus mais pointe du doigt "l'irresponsabilité des instituteurs à quelques semaines du CEB".

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