En ce moment
 

L'hélicoptère de Bra-sur-Lienne, "pas utile" dans l'aide médicale urgente? "Nous parvenons, dans la zone rouge, à intervenir en moins de 15 minutes"

En savoir plus


L'hélicoptère médicalisé de Bra-sur-Lienne est le seul hélicoptère civil de secours en Belgique. Géré par une asbl, il est en service 24h sur 24 et 7 jours sur 7 et couvre la moitié de la Wallonie, notamment les régions difficiles d’accès. "Nous parvenons, dans la zone rouge, qui n’est pas desservie par les SMUR, à intervenir en moins de 15 minutes, ce qui est tout à fait exceptionnel, parce que l’hélicoptère décolle vite, en 3 minutes, il est en vol", explique Philippe Miermans, administrateur délégué du centre médical héliporté.

Dans son projet de réforme, la ministre Maggie De Block, qui se défend de vouloir supprimer le financement accordé (62.500€ pour les hélicoptères de Bruges et de Bra-sur-Lienne, qui couvrent des frais d'étude et non de fonctionnement), souhaiterait augmenter les tarifs des interventions du service héliporté, mais aussi à l’avenir l’utiliser pour le transport des patients entre hôpitaux. "Est-ce possible d’avoir une tâche en surplus pour cet hélicoptère, dans l’avenir, quand on travaille avec des réseaux, pour les hôpitaux de longue distance ? Mais voilà, c’est une tâche ne plus, on ne change rien au projet qu’il y a maintenant".

Pourtant, il y aurait une divergence de vues entre la ministre et son cabinet. L’hélicoptère ne s’inscrirait en effet pas dans les plans d’avenir de la réforme de l’aide médicale d’urgence. "C’est surréaliste pour en 2017, qu’on puisse encore écrire, alors que l’administration de la santé publique nous dit le contraire, que l’hélicoptère en Belgique n’a pas d’utilité en aide médicale urgente", estime Philippe Miermans.

Véritable ambulance volante, le service d’urgence reste aujourd'hui indispensable: "L’hélicoptère de Bra-sur-Lienne ne coûte rien, faut-il le rappeler, à la santé publique, et nous ne demandons pas à Madame De Block de financer l’hélicoptère, nous lui demandons simplement de définir avec nous un cadre légal qui le sécurise et qui reconnaisse qu’il est la bonne réponse dans la région".

De jour comme de nuit, le centre médical héliporté a réalisé plus de 1200 missions en une année.

Vos commentaires