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La dépendance aux réseaux sociaux comparable à celle de la drogue ou de l'alcool

 
 

Selon une étude américaine, on peut être accro à Facebook, Twitter et autres réseaux sociaux autant qu'à l’alcool ou la cigarette. Chez nous, les spécialistes prennent cette dépendance très au sérieux, mais estiment qu'elle fait moins de dégâts que celles envers les autres drogues.

Une étude de l'université de Chicago aux États-Unis n'hésite pas à comparer la dépendance aux réseaux sociaux, du genre Facebook et Twitter, à celle liée au tabac et à l'alcool, voire à des drogues plus fortes encore. Les réseaux sociaux s'imposent donc dans nos vies, à tel point qu'on peut en devenir véritablement accro.

Les spécialistes tempèrent

Cette étude de l'université de Chicago fait réagir Serge Minet, thérapeute à l'unité des dépendances du service psychiatrique de l'Hôpital Brugmann. Sans remettre en cause le sérieux de l'étude américaine, il estime que la dépendance aux réseaux sociaux n'est pas comparable avec celle de la cigarette et de l'alcool. Il est joint par Sébastien De Bock pour Bel RTL: "C’est un peu réduire l’alcool et le débat, à quelque chose d’anecdotique que de le comparer à une utilisation excessive de Facebook. Le problème n’est pas Facebook en soi, mais il est de la captation de l’écran. Dès que l’on est accroché à son écran pour travailler, nous n’avons plus la notion de temps, on perd contact avec la réalité présente".

Nicolas, 18 ans, a guéri

La dépendance aux réseaux sociaux, cela existe aussi chez nous: Nicolas, prénom d’emprunt, 18 ans en a été victime et il en est guéri aujourd’hui. Il ne parvenait pas à s’endormir sans son ordinateur portable. Serge Minet poursuit : "Il m’expliquait que lorsqu’il se réveillait au milieu de la nuit, il avait besoin de communiquer à quelqu’un et son ordi le lui permettait." Le médecin lui a alors donné un conseil original. "Garde ton ordinateur portable avec toi où tu veux, mais surtout coupe-le."

L’effet a été immédiat pour Nicolas et il a bien dormi même avec son ordinateur coupé. La plupart des spécialistes prennent cette addiction très au sérieux et sont unanimes. La meilleure thérapie c’est l’éducation.




 

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