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Le témoignage poignant de Betty Batoul, depuis les soins intensifs: "Quand j’entendais deux, trois morts, je me disais, c’est fini l’épidémie"

 
CORONAVIRUS
 

Depuis 4 jours Betty Batoul, écrivaine et militante des Droits de l’Homme, se trouve aux soins intensifs. Toutes les 2 heures, elle est reliée à un respirateur, ce qui lui apporte quelques moments de répit. "Je peux vous assurer que moi la seule chose qui me préoccupe, c’est de respirer. Vous êtes au bout de votre vie. Il n’y a plus rien qui compte, c’est juste trouver un tout petit peu de souffle. Au début, c’était terrible, parce que j’ai cru que j’étouffais. Mais après, ça m’a aidée à retrouver un peu de souffle. Je suis très, très, très essoufflée. Le moindre effort est horrible".

Il y a quelques semaines encore, Betty menait une vie normale. Elle posait un regard distant sur la maladie. "Quand j’entendais deux, trois morts, je me disais, allez, c’est fini l’épidémie. Mais non. Ce n’est pas fini. Si on ne fait pas attention, on va encore perdre des vies. On a perdu un patient ici pendant que j’étais aux soins intensifs".

Au quotidien, Betty se dit parfaitement entourée par les équipes du CHR Val de Sambre (à Auvelais) qui lui apportent une aide précieuse. Elle pense aussi à ses 4 enfants, sa famille et ses amis. Pour eux, elle veut lancer un appel à la vigilance. "J’ai vraiment cru que j’allais y passer, vous savez, c’est vraiment terrible. Il ne faut pas négliger ce virus, protégez-vous, lavez-vous les mains tout le temps, mettez des masques. Et les jeunes, si vous sortez, je comprends que vous avez besoin de vivre, mais quand vous revenez voir vos parents, de grâce, protégez-les, ils sont précieux".

Femme de combat écrivain, conférencière, Betty ne compte pas baisser les bras... même si sa vie d'avant lui semble aujourd'hui très lointaine. "J’ai encore peur pour moi, parce que j’ai peur de la revalidation, ça me rend très triste", confie-t-elle.

 




 

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