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Une habitante de Durbuy a "peur" de la venue de Marc Coucke: sera-t-elle rassurée par l'associé du milliardaire?

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  • Durbuy dénaturée par la venue de Marc Coucke? "J

  • Le bourgmestre de Durbuy fait le point sur les investissements de Marc Coucke dans sa commune

 

Durbuy est-elle en train de perdre son âme ? L’homme d’affaires flamand Marc Coucke souhaite transformer la plus petite ville du monde en un parc de loisirs neuf fois plus grand que Walibi. Faut-il en avoir peur ou au contraire y voir une fabuleuse opportunité pour faire revivre Durbuy, pour faire découvrir la région à tous les touristes et surtout offrir du travail aux habitants de Durbuy?


"J'ai peur que le village soit dénaturé"

Chantal Dejardin, une habitante de la commune, est venue sur le plateau de l'émission C'est pas tous les jours dimanche faire part de son inquiétude. "Ce n'est pas une revendication communautaire. Des Flamands vivent dans notre commune et ça se passe très bien", précise-t-elle d'emblée. "On a peur de cette flambée, l'année dernière on nous annonçait 200 hectares en promettant que c'était terminé. Maintenant c'est 350 hectares".

La riveraine fait partie d'un groupe de personnes qui s'oppose au projet de Marc Coucke, SOS Durbuy. "J'ai peur que le village soit dénaturé. Trois fois plus de touristes, 10.000 voitures par jour dans notre commune… elle va perdre son âme. Voilà 30 ans que Durbuy a une image de marque, et moi je pense que ce n'est pas compatible avec le respect de l'environnement", explique-t-elle.


"Ce qu'on veut, c'est faire de la détente dans notre région, bouger dans notre nature qui est magnifique"

De son côté, le directeur de 'La Petite Merveille', la société dans laquelle Marc Coucke investit, ne comprend pas l'inquiétude de Chantal et des membres de l'association SOS Durbuy. "On n'a jamais parlé d'un million de visiteurs, c'est la presse. On ne sait pas! C'est un projet local, Marc Coucke investit dans la société La Petite Merveille, qui est dans ma famille depuis 50 ans. Avec ma société, on a repris notre concurrent, Durbuy Aventure, qui avait des problèmes financiers, et maintenant on a une grosse société où travaillent une centaine de personnes", détaille Bart Maerten.

Après ces explications, l'invité a précisé le projet. "D'abord on a le parc de Durbuy Aventure et le parc de La Petite Merveille, qui est plus pour les enfants, colonies de vacances, classes vertes et on faisait du sport aventure depuis les années septante. A côté de ça, avec Durbuy Aventure il y avait anciennement beaucoup de sports moteurs, de quad, de paintball, c'est des choses qui moi ne collent pas, c'est contre ma philosophie", explique-t-il. Chantal, l'habitante inquiète, intervient directement: "Mais c'était interdit monsieur, le fait de les arrêter c'est simplement normal!". Ensuite, Bart Maerten poursuit: "Ce qu'on veut, c'est faire de la détente dans notre région, bouger dans notre nature qui est magnifique".


Le calcul du bourgmestre pour rassurer les habitants

Egalement invité dans l'émission, le bourgmestre de Durbuy, Philippe Bontemps, a affirmé vouloir mettre les choses au clair. "On parle de 350 hectares, moins 150 hectares du domaine de Hottemme, un domaine vendu pour 25 hectares à monsieur Coucke, qui va transformer une partie d'un bâtiment qui n'a jamais été terminé. Le reste est loué en bail emphytéotique pendant 50 ans et est accessible au public. Donc on passe de 350 hectares à 200 et tout ça avec Natagora (ndlr: association de protection de la nature). 200 hectares moins 20 hectares du bois de Chablis, zone Natura 2000 où on ne peut rien faire. Moins 20 hectares de prairies, zone agricole où on ne peut rien faire… Je peux soustraire et soustraire encore pour arriver à une superficie qui est celle dont est propriétaire La Petite Merveille et Durbuy Aventure".


Chantal affirme n'avoir pas pu rencontrer le bourgmestre et les responsables du projet

Ces explications n'ont pas tout à fait convaincu Chantal, qui affirme n'avoir jamais pu rencontrer le bourgmestre ou les responsables de La Petite Merveille et de Durbuy Aventure.

De son côté, la chroniqueuse Emmanuelle Praet juge le projet "génial" et a le sentiment que les critiques sont lancées parce qu'il s'agit d'un homme d'affaires flamand.

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