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Au pied du mur, Huawei se réinvente et veut "devenir n°1 mondial" des montres connectées

Au pied du mur, Huawei se réinvente et veut "devenir n°1 mondial" des montres connectées
 
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Depuis 2018 et les sanctions infligées par l’administration Trump, le géant chinois Huawei ne cesse de batailler pour se tenir en vie. La chute spectaculaire du chiffre d’affaires du groupe entre 2020 et 2021 (28,5% de perte entre les deux années), illustre parfaitement la situation de cul-de-sac dans laquelle se trouve l’ancien bref n°1 mondial des fabricants de smartphones (durant le deuxième trimestre de 2020).

Si Huawei a dû plier un genou sous la dureté des sanctions, il ne compte pas se laisser abattre.

Privé des services de Google (Gmail, Google Maps, etc.), le groupe basé à Shenzhen est descendu à la 10e place du classement des fabricants de smartphones (en nombre de ventes) pour le premier trimestre de cette année 2022. Huawei doit se réinventer pour continuer de séduire sur les marchés extérieurs à la Chine, en Europe notamment.

Pour cela, une armée forte de 100.000 personnes travaille sur la recherche et l’innovation, soit 50% du personnel de la marque. Un chiffre qui en dit long sur la volonté de Huawei de rester dans la danse.

Cette dynamique frénétique de recherches a accouché d’une avancée significative dans le domaine des montres connectées, du bien-être et de la santé, le nouveau cheval de bataille de la marque.

Ce mercredi 18 mai, Huawei présentait ses dernières nouveautés à la presse, à Milan. 

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Pas impactées par les sanctions américaines, les montres connectées font office de nouveau fer de lance de la stratégie du groupe de Shenzhen. "Le but est de devenir n°1 mondial", nous confie Carlos WuLibin, le CEO de Huawei BeNeLux. "Nous sommes proches d'y arriver, Apple (le leader du marché, NDLR) n'est pas loin", ajoute-t-il.

En tête de gondole de la présentation, qui se tenait à Milan, la Watch GT 3 Pro fait partie des derniers nés du géant de la tech. Au niveau du logiciel, pas ou peu de différence avec la GT3 que nous avons essayée il y a quelques mois

Evolutions cosmétiques

Disponible en éditions Titanium (avec un design principalement masculin) et Ceramic (adressée essentiellement à la gent féminine), la dernière smartwatch phare de Huawei est dotée d'une meilleure résolution que la GT3 (dont nous vous parlions il y a quelques mois), de matériaux haut de gamme avec un écran en saphir et un boîtier en titane, d'un grand écran ultra-clair ainsi que d'une gamme de cadrans de montre.

Niveau technique, la montre connectée est équipée d'un écran couleur haute définition AMOLED de 1,43 pouce (pour la version Titanium) et 1,32 pouce (pour la Ceramic). Le cadran, plus grand, et la haute définition de 466 x 466.

Prévue pour une pratique sportive (bien que le bracelet semble l’être nettement moins), la GT3 Pro propose une centaine de modes sportifs dont certains pour un public très niche à l’image du mode "golf" ou "plongée" voire "corde à sauter" ou "vélo élliptique" (mais pas de mode "football").

Le prix n’est, en revanche, pas du tout similaire entre les versions Titanium et Ceramic.

Pour la première, la version Active (avec bracelet en caoutchouc, à droite de l’image) ouvre la danse à 369€. Le modèle Classic, équipé d’un bracelet en cuir (à gauche) coûte 389€ et le modèle Elite Acier, avec un bracelet en métal (au centre) fait monter le prix à 499€.

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La version Ceramic commence d’emblée à 499€ avec un bracelet en cuir (Classic Blanc, à gauche). Le bracelet en céramique pousse le prix à 599€ (Elegant Blanc, à droite).

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Les modèles Titanium sont déjà dans les magasins de ventes habituels tandis que la version Ceramic ne sera disponible qu’à partir de la mi-juin.

Si la priorité en Europe est désormais fixée sur le marché des montres connectées, Huawei n’abandonne pas son programme smartphone. Pas d’accès aux services Android, qu’à cela ne tienne. Ils feront plus grand, plus beau, plus performant. C’est clairement l’objectif affiché du Huawei Mate Xs 2. Un nouveau venu dans la famille encore assez limitée des smartphones pliants. Si on peut y ajouter la prouesse d’avoir réussi à faire un smartphone pliant qui ne prend pas la forme et l’épaisseur d’une brique de chantier lorsqu’il est replié, le manque des fonctions et facilités de Google - qui sont si ancrées chez nous - est un handicap non-négligeable, surtout lorsqu’il faut débourser 1.999 euros pour l’obtenir.  


 

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