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"Nous ne changeons pas le monde, nous le sauvons", adresse Greta Thunberg aux manifestants

(Belga) La septième marche pour le climat s'est dispersée jeudi vers 15h30 devant la gare du Midi, après divers discours, dont celui de la Suédoise Greta Thunberg. "Nous ne changeons pas le monde, nous le sauvons", a assuré l'adolescente de 16 ans, qui a lancé le mouvement de grève scolaire dans son pays. Elle était venue soutenir les milliers de jeunes Belges brossant les cours pour le climat chaque jeudi.

Pour la septième fois d'affilée, des écoliers, élèves et étudiants ont fait l'école buissonnière pour réclamer une politique climatique plus ambitieuse. S'ils étaient un peu moins nombreux (7.500, contre 11.000 la semaine dernière), leur enthousiasme était intact. La foule regorgeait de pancartes, affichant des slogans tels que "L'amer monte" ou "Make the world Greta again". Car la star de cette marche, c'était Greta Thunberg. Cette Suédoise de 16 ans a démarré seule un mouvement de grève scolaire tous les vendredis afin que des mesures fortes soient prises pour lutter contre le réchauffement climatique. La jeune fille s'est ainsi fait connaître par ses manifestations hebdomadaires face au parlement à Stockholm. Son initiative a inspiré des milliers d'élèves à travers le monde, dont en Allemagne, en Australie, au Canada, en Suisse ou encore en Belgique. La manifestation bruxelloise, qui s'est élancée vers 13h00 de la gare du Nord, s'est dispersée aux environs de 15h30 à Bruxelles-Midi. Auparavant, quelques discours ont été prononcés dont celui, très attendu, de la jeune Greta. Celle-ci a remercié les Belges pour leur mobilisation "incroyable". Le monde "a attendu trop longtemps" avant d'agir "mais nous sommes là pour nous assurer que cela cesse", a-t-elle lancé aux manifestants. Anuna De Wever, figure de proue du mouvement Youth for Climate en Flandre, a pour sa part déploré qu'aucun changement n'ait été annoncé depuis le début de la mobilisation, initiée en janvier. "Nous continuerons de nous battre jusqu'à ce que notre futur soit assuré", a-t-elle prévenu, saluée par une foule d'applaudissements. "Nous allons (faire) basculer l'aveuglement", a pour sa part assuré Adélaïde Charlier, égérie de la manifestation du côté francophone. Le rendez-vous est d'ores et déjà pris pour la semaine prochaine, à Gand. (Belga)

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