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Deutsche Bank prête à parler fusion avec Commerzbank, selon la presse

Deutsche Bank prête à parler fusion avec Commerzbank, selon la presse
Deutsche Bank a décidé d'entamer des discussions avec Commerzbank pour étudier une possible fusion, comme le souhaite ardemment le gouvernement, affirme le journal Welt am Sonntag samediEmmanuel DUNAND

La direction de Deutsche Bank, première banque allemande, a décidé d'entamer des discussions avec Commerzbank pour étudier une possible fusion, comme le souhaite ardemment le gouvernement, affirme le journal Welt am Sonntag samedi.

Citant des sources financières, le quotidien conservateur, dans son édition à paraître dimanche, précise que "des premiers contacts non officiels ont déjà eu lieu en très petits comités".

Mais les discussions ne sont pas suffisamment "avancées pour devoir faire l'objet d'une annonce publique", assure-t-il.

Depuis des mois, les rumeurs vont bon train sur un mariage entre les deux grandes banques privées francfortoises, encouragé en coulisse par le gouvernement de coalition d'Angela Merkel.

Les spéculations sont "compréhensibles" mais "je ne vais pas y participer", avait fait savoir le patron de Commerzbank, Martin Zielke, lors de la présentation des résultats annuels mi février. Deutsche Bank refuse aussi systématiquement de les commenter.

L'exécutif berlinois veut aller vite et exige une décision dans les semaines à venir, affirment de leur côté les sources citées par Welt am Sonntag.

Le gouvernement craint l'émergence, après les élections européennes de la fin mai, de nouvelles majorités susceptibles de bloquer un tel projet.

Et il redoute aussi que Commerzbank, dont la rentabilité a fondu en Bourse, ne devienne la proie d'un groupe étranger.

L'Etat détient encore quelque 15% du capital de la banque qui, même si elle dégage désormais des bénéfices, ne s'est jamais totalement remise de la crise bancaire de 2008 puis de l’absorption de sa rivale Dresdner Bank, et enchaîne depuis les restructurations.

Sur le papier, un mariage entre les deux banques donnerait naissance à un mastodonte pesant près de 2.000 milliards d'euros d'actifs, comparable à BNP Paribas.

Pourtant une telle union, envisagée depuis des années sans jamais se matérialiser, suscite un enthousiasme pour le moins limité dans les milieux financiers, étant donné la faiblesse actuelles des deux établissements en matière de rentabilité et de fonds propres.

"Deux porteurs de béquilles réunis ne font pas un sprinter", avait récemment ironisé Markus Kienle, avocat représentant l'association d'actionnaires minoritaires SdK.

ilp/cj

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