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Index d'égalité hommes-femmes: Sodexo et la Maif très bien notés, selon Pénicaud

Index d'égalité hommes-femmes: Sodexo et la Maif très bien notés, selon Pénicaud
La ministre du Travail Muriel Pénicaud, le 21 février 2019 à l'Elysée, à ParisLUDOVIC MARIN

Environ 800 entreprises sur 1.400 appelées à publier leur index de l'égalité hommes-femmes l'ont fait, certaines affichant d'excellentes notes comme Sodexo et la Maif, a déclaré mardi la ministre du Travail Muriel Pénicaud.

Sur ces entreprises de plus de 1.000 salariés, "un peu plus de 800 ont publié" leurs données et "plus de 500 ont commencé" et sont donc en retard, a indiqué la ministre, interrogée sur RTL.

A la mi-journée mardi, elles étaient exactement 831 à avoir publié, dont 732 de plus de 1.000 salariés, certaines entreprises plus petites ayant devancé l'appel, a précisé la ministre au cours d'une conférence de presse.

Pour celles qui ne publieront pas leur index, "la loi autorise à sanctionner financièrement", a rappelé Muriel Pénicaud.

Ces grandes entreprises avaient jusqu'au 1er mars à minuit pour publier leur note globale sur 100 décomposée en cinq critères: l'écart de rémunération femmes-hommes (noté sur 40 points), l'écart dans les augmentations annuelles (20 points), l'écart dans les promotions (15 points), les augmentations au retour de congé maternité (15 points) et enfin la présence de femmes parmi les plus gros salaires de l'entreprise (10 points).

Elles sont 118 à être "en alerte rouge", c'est-à-dire sous la barre des 75 points. En deçà des 75 points, l'entreprise a trois ans pour améliorer la situation, sous peine de sanctions financière qui pourraient aller jusqu’à 1% de la masse salariale.

"Il y a plusieurs groupes du CAC 40 dont une partie des filiales est dans le rouge", a-t-elle ajouté, citant Engie et Thalès. Dans ces entreprises où l'Etat est actionnaire, Mme Pénicaud a indiqué que l'APE (agence des participations de l'Etat) serait saisie.

A l'inverse, "pour l'instant, trois entreprises ont entre 99 et 100 points: Sodexo, la Maif et CNP".

D'après ces données provisoires, si les grandes entreprises respectent "plutôt assez bien" le critère de l'égalité de rémunération, elles ont plus de mal avec la présence de femmes parmi les plus hautes rémunérations, ce qu'on appelle le "plafond de verre".

La moitié ont moins de deux femmes parmi les dix plus hautes rémunérations.

De même, "un quart des entreprises" ne respectent pas la loi de 2006 sur le congé maternité qui prescrit à l'employeur de faire bénéficier des augmentations intervenues pendant cette période.

La note doit être publiée chaque année. "Il faut qu'il y ait du grain à moudre et que les syndicats s'en emparent", au sein des comités économiques et sociaux (CSE), a fait valoir la ministre.

Pour la CFDT, il faut "analyser finement les différents éléments mesurés par l'index". "Une note globale satisfaisante peut masquer des réalités très disparates et des situations très discriminantes", estime-t-elle.

Mme Pénicaud a expliqué avoir reçu des messages de "femmes dirigeantes qui me disent: +ça c'est drôle en fin d'année on a toutes été augmentées+", parfois "plus que ce qu'elles avaient eu en dix ans!"

Les entreprises entre 50 et 1.000 salariés ont un délai supplémentaire pour publier leur index.

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