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La Bourse de Paris dans la retenue (+0,22%) à mi-séance

La Bourse de Paris dans la retenue (+0,22%) à mi-séance
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018ERIC PIERMONT

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La Bourse de Paris évoluait en petite hausse lundi à mi-séance (+0,22%), les investisseurs évitant de prendre des risques à trois jours d'une réunion de la banque centrale américaine dans un contexte de tensions géopolitiques et commerciales.

A 13H30 (11H30 GMT), l'indice CAC 40 prenait 12,06 points à 5.379,68 points, dans un volume d'échanges de 724,3 millions d'euros.

La cote parisienne a commencé la semaine sans tendance avant de s'engager un peu dans le vert.

Wall Street s'apprêtait également à faire ses premiers pas dans le vert. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average gagnait 0,09% tout comme l'indice élargi S&P 500, et le Nasdaq, à forte coloration technologique, avançait de 0,21%.

"Les marchés actions sont en sourdine, la séance terne en Asie a déteint sur l'Europe. Les tensions commerciales et la situation iranienne persistent, pesant sur les marchés boursiers", indique David Madden, analyste chez CMC Markets.

En outre, "les investisseurs guettent la réunion de la Réserve fédérale mercredi. Il y a eu beaucoup de spéculation sur un abaissement des taux cette année et certains acteurs de marché attendent de voir" ajoute-t-il.

La Fed réunit mardi et mercredi son comité de politique monétaire et pourrait à cette occasion préparer le terrain à une prochaine baisse des taux. L'institut publiera aussi mercredi de nouvelles prévisions économiques. La conférence de presse du patron de la Jerome Powell sera passée au crible.

"Même si les marchés attendent un statu quo, les investisseurs chercheront d'éventuelles indications sur le calendrier d'un prochain assouplissement de sa politique monétaire dans un contexte de résilience de la croissance mais de décrochage des anticipations d'inflation", écrit dans une note Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finance.

"Surtout, une baisse des taux de la Fed en cas d'aggravation du conflit commercial entre la Chine et les Etats-Unis est l'une des raisons pour lesquelles les marchés résistent", souligne-t-il.

Alors que les négociations commerciales sino-américaines sont toujours au point mort, l'échéance du prochain G20 à Osaka les 28 et 29 juin est évoquée pour espérer qu'un compromis favorable se dessine entre Donald Trump et Xi Jinping.

- Du plomb dans l'aile d'Air France-KLM -

La situation entre l'Iran et les Etats-Unis n'avait pas de quoi non plus rassurer les intervenants de marché. Téhéran a annoncé lundi que ses réserves d'uranium enrichi dépasseront à partir du 27 juin la limite imposée par l'accord international sur son programme nucléaire conclu en 2015. Cette annonce survient dans un contexte de très fortes tensions entre l'Iran et les Etats-Unis, qui ont renforcé leur présence militaire au Moyen-Orient pour faire face à une "menace iranienne" présumée, et accusent Téhéran d'être responsable de l'attaque de deux tankers en mer d'Oman jeudi, ce que Téhéran dément.

Air France-KLM reculait de 4,81% à 7,84 euros, affecté par l'avertissement sur résultats de sa rivale allemande Lufthansa.

Airbus avançait en revanche de 0,72% à 123,30 euros, profitant d'une série de nouvelles commandes annoncées au Salon du Bourget qui a ouvert ses portes aux professionnels.

L'accord-cadre entre la France, l'Allemagne et l'Espagne sur l'avion de combat européen du futur lui donnait le vent en poupe, comme d'autres industriels impliqués dans le projet comme Thales (+1,56% à 107,10 euros), Dassault Aviation (+1,33% à 1.216 euros) et Safran (+0,16% à 123,10 euros).

Renault prenait 0,95% à 56,27 euros, le groupe ayant annoncé la commercialisation à l'automne d'une nouvelle génération de son véhicule électrique le plus vendu, la citadine Zoe.

Euronext avançait de 1,03% à 63,90 euros après que la Caisse des dépôts (CDC), bras financier de l'Etat français, s'est renforcée au capital de l'opérateur boursier européen pour en devenir l'un des premiers actionnaires avec 8%.

ALD gagnait 1,09% à 12,96 euros, profitant d'un accord avec les banques du réseau BBVA pour l'acquisition de son portefeuille de véhicules au Portugal.

Recylex reculait de 1,80% à 3,83 euros, après avoir informé ses partenaires financiers de son besoin de 17,4 millions d'euros supplémentaires pour la trésorerie de son périmètre allemand en 2019, portant le montant à 44,4 millions d'euros.

  1. Euronext CAC40

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