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La Bourse de Paris se laisse convaincre d'une embellie commerciale (+0,72%)

La Bourse de Paris se laisse convaincre d'une embellie commerciale (+0,72%)
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018ERIC PIERMONT

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La Bourse de Paris regagnait du terrain (+0,72%) jeudi à la mi-journée, se laissant convaincre d'une embellie commerciale après de nouvelles promesses de Donald Trump et des achats massifs de produits américains par la Chine.

A 13H30 (11H30 GMT), l'indice CAC 40 prenait 40,33 points à 5.624,13 points, dans un volume d'échanges de 885 millions d'euros. La veille, il avait fini en baisse de 0,79%.

La cote parisienne a ouvert en léger recul, a hésité un temps avant de choisir de monter.

Wall Street se préparait de son côté à ouvrir en légère hausse. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average s'élevait de 0,22%, l'indice élargi S&P 500 de 0,18% et le Nasdaq, à forte coloration technologique, grappillait 0,09%.

"Les marchés ont décidé d'accorder du crédit aux déclarations de Donald Trump, selon lesquelles un accord avec la Chine pourrait arriver plus vite que prévu", a observé Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

"Les indices boursiers avaient démarré prudemment, mais ont ensuite pris de la hauteur au cours de la séance, gagnés par l'optimisme au sujet du commerce sino-américain", a aussi souligné David Madden, un analyste de CMC Markets.

"Nous avons déjà entendu de tels commentaires auparavant, mais l'humeur n'en est pas moins meilleure", a-t-il ajouté.

Le fait que la Chine ait affirmé jeudi avoir acheté des quantités "considérables" de porc et de soja américains, a également donné une dimension plus concrète à la détente après plus d'un an de guerre commerciale.

La politique et les interrogations qu'elle suscite reste néanmoins au coeur de la séance, entre le lancement de la procédure de destitution contre le président américain et les débats animés au Royaume-Uni à quelques semaines de la date officielle du Brexit.

"Les marchés restent ballotés par des vents contraires et sont confrontés à une infinité de scenarii politiques, tous plus incertains les uns que les autres, aussi bien aux États-Unis qu'en Europe", a noté M. Le Liboux.

Les investisseurs surveilleront également un discours du président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, dans l'après-midi, et ce d'autant plus qu'une membre allemande de la direction de l'institution a démissionné mercredi, en pleine fronde interne.

Du côté des indicateurs, le moral des consommateurs allemands devrait remonter en octobre, selon le baromètre GfK. La croissance des crédits accordés par les banques de la zone euro au secteur privé a de son côté continué d'accélérer en août.

Une troisième estimation du PIB aux États-Unis est également à l'agenda.

- Plongeon de Trigano -

En matière de valeurs, Dassault Systèmes prenait la tête de l'indice CAC 40 (+3,40% à 129,35 euros), soutenu par la reprise du suivi de son titre, avec une recommandation à "surpondérer", par Morgan Stanley.

Quadient (ex-Neopost) continuait à avoir le vent en poupe (+7,22% à 20,78 euros), dynamisé par un relèvement de sa recommandation à "acheter" par Société Générale, au lendemain d'une bonne publication.

Casino reculait de 2,16% à 45,32 euros alors que Rallye, la maison mère du groupe sous procédure de sauvegarde depuis fin mai en raison de ses grandes difficultés financières, a annoncé vouloir prolonger de six mois la période d'observation dédiée à l'établissement d'un plan de sauvegarde de l'entreprise.

Trigano plongeait de 19,34% à 73,60 euros, lesté par des ventes en repli au quatrième trimestre et inférieures aux attentes.

  1. Euronext CAC40

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