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Plan social à GE: Le Maire assure l'intersyndicale de son "engagement total"

Plan social à GE: Le Maire assure l'intersyndicale de son
Manifestation pour l'emploi chez General Electric (GE) à Belfort, le 22 juin 2019SEBASTIEN BOZON

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a assuré l'intersyndicale de General Electric (GE) à Belfort de son "engagement total pour garantir la pérennité du site industriel", marqué par un plan de suppression d'un millier d'emplois, dans un courrier obtenu vendredi par l'AFP.

"Je souhaite par la présente vous confirmer mon engagement total à vos côtés pour garantir la pérennité du site industriel de Belfort, et notamment celle des activités relatives à la production de turbines à gaz visées par les engagements", a écrit le ministre de l'Economie, dans une lettre datée du 23 juillet.

M. Le Maire y précise "avoir demandé à General Electric de démontrer que les centres de décision en matière de conception, de production et de vente de turbines à gaz seraient maintenus à Belfort à l'issue des restructurations envisagées, conformément aux accords de 2014", soulignant que "les discussions sur cette question (étaient) encore en cours".

Lors de l'acquisition du pôle énergie d'Alstom, en 2014, l'industriel américain s'était engagé à créer mille emplois et à maintenir l'essentiel des activités de turbines à gaz ainsi que le centre de décision mondiale de cette activité sur le site belfortain. Des pénalités lui ont été infligées pour ne pas avoir respecté sa promesse en termes d'emplois.

Dans une lettre adressée au ministère de l'Economie le 18 juillet, l'intersyndicale avait mis en demeure le gouvernement de "faire respecter, par tout moyen, l'accord du 4 novembre 2014" et d'exiger de GE qu'il suspende la mise en oeuvre du plan social "tant que l'accord du 4 novembre ne sera pas appliqué".

Dans sa réponse, le ministre invite l'intersyndicale "à transmettre à (ses) équipes tout élément en (sa) possession qui permettrait de démontrer d'éventuels manquements passés de General Electric à ses obligations ou de formuler une analyse plus précise sur le plan présenté" par le géant américain.

"C'est à cette seule condition d'une analyse robuste et partagée que nous pourrons obtenir des évolutions de ce plan", souligne M. Le Maire.

GE a annoncé fin mai son intention de supprimer environ 1.050 postes en France, dont presque 800 dans l'entité turbines à gaz à Belfort, soit la moitié de ses effectifs.

Le géant américain emploie quelque 4.300 salariés sur le site de Belfort, dont 1.900 dans l'entité qui fabrique des turbines à gaz.

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