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Wall Street partagée entre le record du Dow Jones et le repli de la tech

Wall Street partagée entre le record du Dow Jones et le repli de la tech
La Bourse de New York, le 14 septembre 2018SPENCER PLATT

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Wall Street a terminé en ordre dispersé vendredi, le Dow Jones grimpant à de nouveaux sommets à la faveur de perspectives encourageantes pour l'économie américaine tandis que le Nasdaq était plombé par le repli de valeurs phares de la technologie.

L'indice vedette de la place new-yorkaise, le Dow Jones Industrial Average, a gagné 0,32% à 26.743,50 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a perdu 0,51% à 7.986,96 points.

L'indice élargi S&P 500 a cédé 0,04% à 2.929,67 points

Sur la semaine, le Dow Jones et le S&P 500 se sont appréciés de 2,25% et 0,85% tandis que le Nasdaq a reculé de 0,29%.

Comme lors des séances précédentes, les investisseurs ont relativement ignoré vendredi les tensions commerciales.

Nombre d'entre eux estiment sans doute que la dernière vague de sanctions commerciales entre Washington et Pékin, qui se traduira par l'entrée en vigueur lundi de nouvelles taxes douanières sur 260 milliards de dollars de marchandises chinoises et américaines, "ne semble pas aussi terrible que redouté", a souligné Art Hogan de B. Riley BFR.

En revanche, "les divers indicateurs sur l'économie américaine publiés dans la semaine se sont montrés positifs", a-t-il relevé.

Et la remontée des taux d'intérêt au cours des séances précédentes a permis le retour sur le devant de la scène des valeurs financières, a remarqué le spécialiste.

Les investisseurs en ont profité pour faire évoluer leurs portefeuilles.

Les valeurs de la technologie en ont pâti vendredi, dont des grands noms de la cote comme Apple (-1,08%), Facebook (-1,86%) ou Netflix (-1,14%).

Les prévisions décevantes du fabricant de puces électroniques Micron (-2,87%) ont également pesé sur l'ensemble du secteur des semi-conducteurs.

- Séance des quatres sorcières -

La volatilité des indices vendredi a aussi été amplifiée par le fait qu'il s'agissait de la séance dite des quatre sorcières: comme quatre fois par an, plusieurs types de contrats à terme et d'options sur les indices ou les actions expiraient vendredi soir, obligeant les investisseurs à se défaire de leurs positions.

Un grand remue-ménage était par ailleurs prévu après la clôture dans le système classant les sociétés cotées en Bourse en diverses catégories (Global Industry Classification System, GICS): le secteur des services de la télécommunication va s'élargir pour accueillir quelques grands noms de la technologie (Alphabet, Twitter) et des médias (Disney, Netflix) et être rebaptisé "secteur des services de communication".

Le marché obligataire, après s'être beaucoup tendu au cours des dernières séances, se stabilisait: le taux d'intérêt sur la dette à 10 ans des Etats-Unis évoluait vers 20H40 GMT à 3,062% contre 3,063% jeudi à la clôture, et celui à 30 ans à 3,202%, contre 3,196% à la précédente fermeture.

Le taux d'intérêt sur la dette à deux ans a pour sa part grimpé en début de journée à son plus haut niveau depuis 2008 (2,803%) avant de se replier.

Parmi les autres valeurs du jour, le vendeur de logiciels Adobe Systems a reculé de 2,05% après avoir confirmé le rachat pour 4,75 milliards de dollars de Marketo, spécialisé dans le marketing en ligne, à la société d'investissement Vista Equity Partners.

Le géant de la restauration rapide McDonald's et le fabricant de semi-conducteurs Texas Instruments ont gagné respectivement 2,80% et 1,44% après avoir relevé leurs dividendes trimestriels.

Le conglomérat General Electric a reculé de 2,33% après avoir déjà lâché plus de 3% la veille. La division énergie a reconnu jeudi des problèmes sur ses turbines à gaz de nouvelle génération.

  1. NYSE

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