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Wall Street en hausse, le marché nerveux

Wall Street en hausse, le marché nerveux
La Bourse de New York, le 14 août 2019Johannes EISELE

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Wall Street a fini dans le vert vendredi au terme d'une semaine marquée par une forte volatilité et les craintes d'un ralentissement de l'économie mondiale.

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a gagné 1,20%, à 25.886,01 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a progressé de 1,67%, à 7.895,99 points.

L'indice élargi S&P 500 a pris 1,44%, à 2.888,68 points.

Sur la semaine, les principaux indices de la Bourse new-yorkaise ont tous reculé pour la troisième semaine consécutive: le Dow Jones a cédé 1,53%, le Nasdaq 0,8% et le S&P 500 1,03%.

Wall Street avait plongé dans le rouge mercredi et le Dow Jones avait connu sa pire séance de l'année alors qu'un vent de panique avait soufflé sur le marché des actions.

Le taux d'intérêt sur les bons du Trésor américains à dix ans était passé temporairement sous celui des bons à deux ans, un phénomène connu sous le nom d'"inversion de la courbe des taux" et généralement considéré comme un indicateur avancé de récession.

Mais vendredi, la Bourse new-yorkaise repartait à la hausse, les 11 sous-indices représentant les différents secteurs du S&P 500 finissant dans le vert.

Le secteur bancaire a fait partie des principaux bénéficiaires de ce regain avec une progression de 1,9% du sous-indice financier. Bank of America a gagné 3% et Citigroup est monté de 3,5%.

"La volatilité continue, mais je ne crois pas que ce soit le début d'une tendance", a jugé Maris Ogg, de Tower Bridge Advisors.

"Le marché est encore confronté à des résultats trimestriels décevants, notamment dans le secteur industriel, mais aussi à l'impact des tarifs douaniers américains et à la décélération en Europe et en Chine", a poursuivi Mme Ogg.

Le marché digérait par ailleurs une salve de données économiques contradictoires, publiées ces derniers jours, sur la santé de l'économie américaine.

Vendredi, l'estimation préliminaire de l'enquête de l'Université du Michigan a montré que la confiance des consommateurs aux Etats-Unis s'est détériorée fortement en août du fait des inquiétudes sur les tensions commerciales.

La veille, la Réserve fédérale publiait des chiffres montrant un repli de la production industrielle en juillet, mais le Département du commerce faisait part d'un bond des ventes au détail.

- General Electric se ressaisit -

Les investisseurs étaient également à l'affût du moindre développement dans la guerre commerciale qui oppose Pékin à Washington.

Vendredi, le principal conseiller du président Donald Trump sur le commerce, Peter Navarro, a affirmé que les négociations commerciales avec la Chine "allaient de l'avant".

M. Navarro a toutefois accusé Pékin "de casser ses prix et d'avoir dévalué sa monnaie de 12%" afin de contrecarrer les tarifs douaniers imposés par l'administration Trump.

Parmi les principales valeurs, General Electric a rebondi au lendemain d'une séance noire, le groupe ayant été accusé par un lanceur d'alerte d'avoir falsifié ses comptes et dissimulé des dizaines de milliards de dollars de pertes. Des accusations que le groupe a formellement démenties.

L'action de GE, revigorée par l'achat de plus de 250.000 actions par le PDG du groupe, Lawrence Culp, a grimpé de près de 10%.

Le titre du fabricant de semi-conducteurs Nvidia a progressé de 7,3% après des résultats trimestriels meilleurs que prévu.

Le fabricant de tracteurs Deere a vu son action monter de 3,9% malgré des résultats trimestriels inférieurs aux attentes.

Sur le marché obligataire, le taux d'intérêt sur la dette américaine à dix ans, tombé jeudi à son plus bas en trois ans, remontait à 1,56% vers 20h45 GMT.

  1. Nasdaq

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